PREMIERE ANNEE. — N° 2 BULLETIN TRIMESTRIEL

OCTOBRE 1959



RÉPUBLIQUE FRANÇAISE:
                    LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ


BULLETIN MUNICIPAL

DE SATHONAY=CAMP

 

EDITORIAL

MES CHERS CONCITOYENS,

Avec la fin des vacances, voici le deuxième numéro de notre Bulletin municipal qui, désormais, paraîtra régulièrement tous les trimestres.

Je remercie tous ceux d'entre vous qui nous ont encouragé à poursuivre notre essai et qui, par leur abonnement ou leur publicité, ont manifesté d'une façon tangible l'intérêt qu'ils portent au Bulletin municipal en tant que moyen d'information et de liaison entre le Conseil municipal et ses administrés.

Avec le calme revenu, malgré la dernière instance de M. Legros devant le Conseil d'Etat, le travail de vos Conseillers sera raisonné, à l'abri de toute polémique stérile. Les projets sont vastes pour rendre confortable et embellir notre cité. Certains sont à l'étude et n'attendent plus que les autorisations nécessaires et les facilités de financement, car, de ce côté, notre objectif n'a pas changé : réaliser sans accroître les efforts demandés à l'impôt, certains placements rentables devant, sinon réduire, tout au moins stabiliser les charges.

La rentrée des classes s'est effectuée normalement. Nous avons la chance d'avoir un personnel enseignant parfait, exempt de toute critique. Les locaux scolaires, grâce aux prévisions des municipalités précédentes, sont actuellement au niveau de nos besoins; Aussi, je demande aux parents de nos jeunes concitoyens d'aider les maîtresses et les maîtres dans leur effort d'éducation, afin que nos adolescents n'aillent pas grossir les rangs de ces enfants, qui ont beaucoup fait parler d'eux durant les dernières vacances. Nous essaierons de vous aider, et nous préparons pour les vacances 1960 des solutions aptes à occuper la jeunesse.

Le précédent Conseil, municipal a su rendre l'hommage mérité à deux hommes qui, par leur travail et leur prévoyance, ont su faire de Sathonay une commune à l'avant-garde, dans cette grande agglomération péri-lyonnaise. MM. Thévenot et Delorme auront désormais leurs noms gravés dans la mémoire de tous. Dans un prochain Bulletin deux intimes de M. Thévenot vous retraceront sa vie et son œuvre. Mais permettez-moi, aujourd'hui, de saluer ici la veuve de notre ancien Maire, Mme Paul Delorme. J'ai toujours beaucoup de plaisir à évoquer avec elle les souvenirs du disparu. Ce fut un ami, pour lequel j'eus et je garde une très grande estime. Il montrait, dans chaque discussion, un calme et un esprit éclairé auxquels il faut rendre hommage. A toutes nos conversations, la même impression se renouvelait : un équilibre parfait, un esprit libre, une intuition certaine, une joie de vivre en compagnie d'une épouse parfaite, bref, deux êtres spirituellement faits l'un pour l'autre. De cette communauté d'esprit, est née toute l'œuvre communale que vous connaissez, et qui est et restera notre guide. Malgré un mal terrible, Paul Delorme sut conserver sa bonne humeur et son sourire jusqu'à la dernière minute. Mon dernier salut fut celui adressé à un ami véritable. Que sa veuve trouve ici l'expression de mon affectueuse amitié. Par ailleurs, mon adjoint, M. Revel, vous parlera de Paul Delorme, administrateur.

Bientôt, l'Avenue Canrobert et le Faubourg de Lyon deviendront l'Avenue Paul-
Delorme, et ce sera là la consécration de son œuvre.

 

CONSEIL MUNICIPAL

Séance du 23 Mai 1959
Absent non excusé : M. Bracoud.

M. le Maire déclare la séance ouverte. (C'est avec un certain malaise que s'ouvre cette séance.)

M. LE MAIRE : J'ai l'infini regret d'être obligé de vous parler de l'instance ouverte auprès du Tribunal administratif sur une plainte qui avait été déposée pour annuler les élections.

Il est regrettable que ces élections ait divisé la commune en deux parties. D'autre part, j'ai été assez choqué de voir sur cette plainte les signatures de quelques esprits mal éclairés, mais s'il peut paraître normal que dans le feu des élections on se laisse entraîner, il ne devrait plus en être ainsi après les élections. Ces esprits éclairés ont été sans doute très mal informés, comme j'étais moi-même d'ailleurs très mal informé. Depuis deux mois j;ai été amené à frapper à beaucoup de portes, à me documenter, à essayer d'y voir clair. Je pensais que la situation de Sathonay était médiocre, on m'avait prévenu de divers côtés qu'elle était mauvaise. En réalité, elle est catastrophique.

Alors, encore une fois, je vous demande de tous nous unir pour travailler au redressement de cette commune, pour le bien de celle-ci, afin d'essayer d'obtenir des résultats aussi bons que possible.

Je dois quand même vous dire, et je donne ici un solennel avertissement que si ces plaisanteries devaient continuer, c'est-à-dire ces demandes de lettres, d'attestations à des personnes en renom, ces communiqués, cette obstruction larvée, eh bien ! je serais obligé à mon tour d'attaquer. Et vous comprendrez qu'il peut être très ennuyeux d'attaquer à la fois sur un terrain professionnel et à la fois sur un terrain humain.

Malheureusement, comme vous le savez, les humains ne sont pas in-
 

 

demnes de tares et les uns et les autres ont certainement pas mal de choses à se reprocher. Alors si vous le voulez bien, travaillons tranquillement et j'espère que ces plaisanteries se termineront au plus tôt.

Enfin, nous attendrons la sentence du Tribunal administratif dans le calme et la sérénité.

Nous présenterons maintenant nos condoléances à M. Fournier, qui a récemment perdu son père.

Nous féliciterons les organisateurs de la manifestation du 8 mai, qui fut une belle réussite puisque deux compagnies accompagnaient la musique du 99e B. I. A.

Nous remercions ici le Colonel Rassignoux, commandant d'armes; le Commandant Benoît, commandant le 99e B. I. A., et leurs officiers, sous-officiers et soldats.

Nous remercions également MM. les Maires et Conseillers municipaux des deux communes sœurs et voisines : Sathonay - Village et Rillieux, qui s'étaient joints à nous.

Par contre, nous regrettons l'absence, à cette manifestation, de certains Conseillers municipaux, présents à Sathonay et qui n'ont pas crû bon de s'associer à cette manifestation du souvenir.

Nous remercions d'autre part M. Legros, qui nous a fait remettre la semaine dernière seulement les clefs de la Mairie.

M. LEGROS : Elles étaient à votre disposition. (Bruits.)

***

Puis M. le Maire félicite les administrations qui ont prêté leur appui et passe en revue rapidement l'ordre du jour de la réunion en commentant brièvement certains points.

Parking Vouland

Malgré les démarches du Colonel Rassignoux, du Génie de la 8e Région, de l'Administration des Domaines de Bourg, l'Administration centrale des Domaines n'a pas voulu changer le prix de 450 francs le mètre carré sur lequel a été construit le parking Vouland. Il reste donc l'alternative : soit de payer le prix demandé, soit remettre les choses en état malgré les gros frais déjà consentis par la commune.

Mme Vouland est venu voir M. Revel cet après-midi et lui a fait part de son désir de participer, sous une forme à établir, aux frais engagés.

La construction du parking Vouland et le règlement du terrain donnent lieu à une vive altercation.

M. REVEL : Cette dépense peut être prévue au budget additionnel, si la Préfecture nous y autorise.

M. LE MAIRE : Qu'en pensez-vous, Messieurs ?

 

M. DUFFAUD : Nous sommes dans l'obligation de payer 63.000 francs aux Domaines ou de dépenser encore quelques centaines de mille francs pour remettre les choses en état. Le choix est simple, il faut payer.

M. LEGROS : Il ne fallait pas l'agrandir cette route, non ?

M. DUFFAUD : La question n'est pas là. Il fallait s'entendre sur le prix avant.

Dans le brouhaha, on comprend M. Legros disant : « Verbalement, on me l'avait promis ce terrain pour rien... »

M. LE MAIRE : Enfin, M. Legros, on ne prend pas une décision sur une promesse donnée entre une coupe de Champagne et un canard à l'orange.

M. Legros protestant toujours, le Maire ajoute : « Quand je commets une erreur, je le reconnais, voyons, ne vous entêtez pas, et n'en parlons plus. Je ne vous ai jamais connu comme cela. Cela devient pathologique ?

Le crédit demandé par M. Revel est accordé.

Voirie

Il y a des travaux impayés, une note de 1.778.614 francs de la Société Chimique de la Route.

Tous les nids de poule des rues ont été bouchés.

Une subvention de 375.000 francs, soit 50 % des frais (taux moyen dans le département), a été consenti par le Conseil général pour la réfection des bordures du boulevard Castellane. Remerciements au Conseil général, à MM. Billémaz, sénateur, et Saint-Cyr, contactés personnellement par M. le Maire.

M. LEGROS : Je vous fait remarquer que j'en avait parlé à Paris.

M. LE MAIRE : Ça, c'est de la polémique.

Réparations urgentes

Rue des Ecoles, rue Faidherbe. Travaux à l'école de gardons : infiltrations d'eau dans le bureau du directeur; émanations provenant, depuis plusieurs années, de la cheminée du chauffage central traversant l'appartement du directeur.

Chauffage d'un nouveau bâtiment scolaire.

Création d'une nouvelle route « Express-Way » entrant dans le cadre de l'aménagement des sorties de Lyon.

Le Boutarey

« C'est encore un clou dans une chaussure », dit le Maire. Le bâtiment d'instituteur n'a pas été construit comme il convenait, son orientation et son emplacement ne répondent pas
 

au plan d'urbanisme de l'ensemble
Qui a donné l'ordre de le construire ?

Le terrain est propriété de la Commune qui en remettait une partie aux H. L. M., lesquels devaient assurer la viabilité et la voirie, qui étaient ensuite remise à la Commune en échange du terrain cédé. Ce serait parfait si les H.L.M. possédaient le terrain. Or, les H.L.M. ne possèdent rien, car aucune convention n'a encore été signée entre elles et la Commune.

Un projet de convention avait bien été établi, mais il ne correspond pas du tout aux normes suivies en pareil cas.
Par conséquent, la situation est curieuse.

Le terrain appartient toujours à la Commune, les H. L. M. ont déjà construit. En d'autres termes, pour le moment, le Conseil municipal ne voit pas du tout comment il pourrait récep-tionner un travail qu'il n'a pas commandé et qui n'appartient à personne

Les Abattoirs

La surtaxe d'abattage a été augmentée et l'abattoir de Sathonay est maintenant le plus cher de toute la région. Les bouchers sont mécontents et ont menacé d'aller ailleurs, d'autant que cet abattoir est également le moins bien agencé.

Un projet d'équipement, déjà ancien, a été révisé et sera présenté par la Commission des travaux.

Travail urgent si l'on veut conserver la clientèle.

Situation financière

Pas brillante, M. Revel en parlera Des factures ont traiîné; on les présente maintenant, bien entendu.

En bref, la caisse est pratiquement vide.

Questions administratives

La rumeur publique a appris au Conseil municipal que le Secrétaire de Mairie allait démissionner de son poste, ayant trouvé mieux ailleurs.

Des demandes ayant déjà été faites pour son remplacement, il est précisé que rien d'officiel n'est intervenu.

Si le poste était vacant, il serait mis au concours avec copie secrète, le nom étant cacheté.

Une enquête serrée de M. Duffaud a montré que le chiffre de trois employés à la Mairie était exagéré. Il y a du travail pour une personne et demie. Renseignements pris à la Préfecture, nous sommes encore en tête dans ces dépenses. Miribel, Trévoux, Crépieux, Châtillon, qui sont des communes semblables, n'en ont que deux. Il faudra envisager le déplacement d'une employée, bien que le nouveau code municipale prévoit la suppression d'un poste par mesure d'économie.
 

Mme Barlier, en attendant une décision, pourrait s'occuper d'un bureau d'Aide sociale.
Puis le Maire fait un dernier appel à l'union : « Je vous demande, encore une fois, de bien vouloir donner votre collaboration entière et sans hypocrisie.
« Toute collaboration forcée ou, plus gravement, toute obstruction m'entraîneraient à des actes auxquels je répugne par avance.
« Je ne suis ni un Monsieur de tribunal ou d'avocat et encore bien moins un Monsieur qui veut cultiver la haine. »

M. LEGROS : Puisque je ne peux pas vous répondre, je vous répondrai la prochaine fois.

M. LE MAIRE : Bien, M. Legros. D'ailleurs, à ce propos, je tiens à vous dire que nous allons probablement nous voir bientôt, puisque je vais demander à la Préfecture qu'on puisse être confrontés de manière à élucider quelques points sur lesquels j'ai besoin d'être éclairé, étant neuf dans ce poste.
Ce sera amical, je vous le promets. et nous pourrons parler à cœur ouvert.

M. LEGROS : Vous auriez pu le faire il y a longtemps.
M. LE MAIRE : Voulez-vous que l'ont se voit pour fixer les idées ?
M. LEGROS : J'ai pas besoin, moi, de Tribunal...
M. LE MAIRE : Alors, vous voyez.
M. LEGROS : Le Tribunal, ça vous ennuie peut-être ?
M. LE MAIRE : Alors, ça, ne le croyez pas M. Legros, ça ne m'ennuie pas du tout. Je ne suis pas un entrepreneur de maçonnerie.

Terrain de sports

Mme Porthe demande à cueillir les fruits sur ses terrains, vendus à la Commune pour réaliser un parc des sport et dont l'aménagement n'est pas encore commencé. Accord du Conseil.

Aide sociale

Reliquat de 93.684 francs, taxe sur les spectacles, et subvention de 50.000 francs non payée. Accord du Conseil pour le règlement.

Parking sur terrain militaire

Afin d'en terminer avec cette affaire, le Conseil accepte le paiement des 142 mètres carrés à 450 francs le mètre.

Achat d'écharpes maire et adjoints

Cet achat est adopté.

 

Lotissement du Boutarey

Deux notes acceptées : 12.330 francs à M. Clugnet, qui a établi différents procès-verbaux, et 9.475 francs à M. Chatillon, qui a rédigé divers actes de ventes.

Boues et immondices

Reconduction du marché et règlement pour cubages supplémentaires, les adjudicataires locaux seront consultés en fin d'année.

Dépôts et consignations

Régularisation de la situation d'un ancien cantonnier.

Contrat avec architecte

La convention d'honoraires liant la Commune à M. Musy est reconduite.

Abattoirs

Le Conseil adopte le projet de révision volets et porte sud des Abattoirs. Des fournisseurs seront consutés.

Chauffage : projet-type

Différents devis sont soumis. On retiendra celui de 3.200.000 francs si un emprunt de 3 millions peut être souscrit à la Caisse des Dépôts, et la part de 200.000 francs sera prise sur l'allocation scolaire 1959-1960.

Boulevard de l'Ouest

L'Autorité militaire voudrait clôturer entièrement le Camp et, pour ce faire, a besoin de la voie actuellement dénommée boulevard de l'Ouest dans sa portion qui traverse le domaine militaire. En compensation, ce boulevard de l'Ouest devra être retracé en limite du Camp, et ces projets sont soumis au Conseil, qui donne un avis favorable sous, réserve que les intérêts et la commodité des administrés ne soient point atteintes.

Bulletin municipal

La création en est décidée, les tarifs seront fixés ultérieurement et l'équipe de rédaction comprendra trois Conseillers.

Equipement mécanique Abattoirs

L'ancien projet de chemin de roulement est à nouveau examiné et l'impor-iance des travaux à réaliser sera fonction des disponibilités financières. M. le Maire est chargé de trouver un prêteur pour 2 millions.

 

Cimetière et voirie

Exposé du Président de la Commission intéressée, faisant ressortir de très nombreux travaux à entreprendre.

Avenue Canrobert et Faubourg de Lyon : Ces deux voies n'en feront qu'une seule, qui s'appellera désormais avenue Paul-Delorme, en souvenir de l'ancien Maire.

Place de la Mairie : Elle s'appellera désormais place Edouard-Thévenot, en souvenir également d'un ancien maire.

L'apposition des plaques sera fera en toute simplicité.

Séance du 3 Juillet 1959

La séance est ouverte à 20 h. 40 et levée à 23 h. 45,.

Quatorze présents. Trois absents non excusés (MM. Bracoud, Legros et Gras.)

Terrain de sports

Les démarches sont poursuivies et M. Escande, inspecteur régional, est venu sur place discuter de la situation. (Réunion du 30 avril 1959.) Acquisition supplémentaire envisagée à Mme Fraques.

Gendarmerie

La Municipalité, en accord avec les différents organismes intéressés, envisagerait la construction d'une caserne de gendarmerie boulevard Castellane, en face de la pharmacie, sur terrain acquis à l'Armée.

Ouverture de la Mairie

Tous les jours ouvrables, sans exception, de 8 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures, du lundi matin 8 heures au samedi après-midi 18 heures.

Chèvrerie chemin des Bruyères

L'Autorité municipale est intervenue, en accord avec la Direction régionale de la Santé, afin de faire cesser tous états de faits causant gêne au voisinage.

Doléances de M. Barreau :
Marché, boues et immondices

Réponse officielle : Aucune irrégularité, le marché n'a pas été dénoncé parce qu'aucune des parties (Commune et adjudicataire) n'a produit de résiliation dans les formes et délais prévus par le contrat.

 


Abattoirs

Accord du Conseil pour l'ouverture d'une porte à l'Abattoir, dans l'écurie couloir nord. M. le Maire .est chargé de rechercher les conditions les meilleures d'entrepreneurs locaux.

La Caisse de Crédit Agricole Mutuelle de l'Ain est disposée à prêter 2 millions, 6% sur 15 ans, avec commission de 100.000 francs. Accord de l'Assemblée municipale et décision de recourir à un appel d'offres, sur concours, pour l'équipement mécanique des Abattoirs, le financement demeurant assuré ainsi qu'il suit :

2.000.000 : par l'emprunt;
800.000 : reliquat d'exercices antérieurs ;
400.000 : à prendre sur l'exercice en cours.

Fête annuelle du 14 Juillet

Exposé de M. Paumier, rapporteur. Les festivités sont fixées aux 11 et 12, 13 et 14 et 18 et 19 du mois de juillet La classe 1960 se charge de l'organisation et la Commune vote une subvention de 30.000 francs (participation au cal gratuit offert par la Ville).

Diverses questions sont ensuite étudiées en ce qui concerne la Salle des fêtes : surveillance de police à la sortie des bals, transformation des urinoirs, restauration de la scène, des rideaux métalliques, etc...

Boulevard de l'Ouest

En suite à la précédente délibération, examen des différentes propositions de l'Autorité militaire : route de 10 mètres de large, éclairage, chemin à piétons, échanges de terrains, égouts, etc.., le Conseil demandant de plus que la tolérance de passage Hôtel de la Chapelle-boulevard de l'Ouest soit sollicitée pour les piétons.

Factures

L'Assemblée étudie ensuite diverses factures :

— Réclamation de la Maison Omnitube pour 12.564 francs. On écrira pour obtenir la remise de cette somme.
— A la Maison Reigue il est dû 163.167 francs; accord pour règlement.
— Une somme de 10.000 francs sera attribuée à l'entreprise qui effectue la remise en état dans la propriété Demingeon, par suite d'inondations.
— Une annuité de 1.463.344 francs sera payée (emprunt de 6 millions pour le terrain de sports).

 

Logement du percepteur

Un devis de 316.362 francs est présenté; le Conseil envisage la discrimination des travaux à charge du locataire et ceux à charge du propriétaire; l'affaire sera tranchée ultérieurement.

Personnel communal

Diverses questions sont évoquées : heures supplémentaires, indemnités diverses, qui devront être examinées à nouveau. L'indemnité pour prime de vacances aux enfants des agents est reconduite, comme les autres années, dans la limite de la réglementation.

Bulletin municipal

Première délibération pour lancer la publication et être autorisé par la Préfecture. Deux prix sont arrêtés : abonnement ordinaire 300 francs et abonnement de soutien à 1.000 francs. Ceci pour une année. La publicité sera à débattre et les différents taux seront réglés par future délibération.

Chauffage du projet-type

Un emprunt de 3 millions est souscrit auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations, qui a donné son accord, par l'Autorité de tutelle. Les conditions en sont acceptées : intérêt 5,5 %, pendant 20 ans, donnant une annuité de 251.038 francs. Il est décidé de recourir à l'appel d'offres sur concours. Le devis établi par l'Ingénieur conseil prouve qu'il faut au moins 3.200.000 francs. On financera donc ainsi ; 3 millions par l'emprunt et 200.000 francs prélevés sur l'allocation scolaire. Si l'ensemble s'avérait insuffisant, l'Assemblée municipale serait à nouveau consultée pour le financement complémentaire. La solution retenue est celle étudiée en Commission des travaux : chauffage par radiateurs, alimentation au mazout. L'actuelle chaudière de la maternelle sera transportée à l'école de filles et la nouvelle chaudière alimentera à la fois l'école maternelle et le projet-type scolaire en cours.

Interventions

M. Béchet signale des trous de forage sur le terrain du Boutarey et qui sont dangereux pour les enfants.

M. Goux signale des jets de pierres par les enfants aux H.L.M. et aux Abattoirs.

 

Séance du 21 Août 1959

Onze présents.
Excusés : M. le Docteur Vincent,
Maire; MM. Legros, Gras et Damian.
Absents : MM. Bracoud et Joubert.
Séance ouverte à 20 h. 30, levée à 23 h. 45.

Exposé du Président

En ouvrant la séance, M. Lucien Revel, adjoint, donne lecture d'une lettre du Docteur Vincent, maire, qui, absent de Sathonay, s'excuse de ne pouvoir assister à la séance et donne tous pouvoirs à son adjoint pour présider et le remplacer.
Excuses encore de MM. Legros et Gras, et de M. Damien, qui donne pouvoir à M. Fournier.
Le Président présente les félicitations du Conseil à M. Danis à l'occasion de la naissance de son fils. Condoléances à M. Legros pour le décès de Mme Frey, sa belle-mère, ainsi qu'à M. Daujat, ancien conseiller municipal et président du Sou des Ecoles.
Rapide tour d'horizon sur la situation de la Commune. Malgré la période de vacances, la réunion d'aujourd'hui est indispensable et ne sera pas une séance de pure forme, mais appelle, du Conseil des décisions importantes."
Plusieurs adjudications ont eu lieu, il faut les entériner. Le litige avec la Maison Omnitube se solde par l'annulation de la facture réclamée

Le Bureau d'Aide sociale est constitué. Outre le Maire et l'Adjoint, MM. Fournier, Deschaud, Béchet et Gras y représentent le Conseil municipal; MM. Aucagne, Danis, Descottes, Sabatier sont nommés par le Préfet.
Ce nouveau Bureau sera installé prochainement.
La Commission de répartition des impôts est formée, mais M. Antonin Vincent a refusé la nomination.
Enfin, sur proposition de la Commission intéressée, M. Buffa remplace, au cimetière, M. Vigne, relevé de ses fonctions.
Par ailleurs, une importante question : « Le District urbain de Lyon » est à l'étude. Ce serait une Association de commune du Rhône, Ain et Isère — 56 au total, dont 6 de l'Ain — qui, sans modifier les limites départementales, constituerait, selon les dispositions de l'Ordonnance du 5 janvier, une nouvelle Section administrative dont les pouvoirs ne sont pas nettement précisés.
Sathonay-Camp a participé à deux réunions préliminaires : l'une à Bourg, le 18 juillet, l'autre à Lyon, le 28.

 


La première groupait, outre les Maires, les Chefs des Grandes Administrations autour du Préfet. Après examen des textes, nous avons conclu en sollicitant un contrat précis pour éviter une décision à la légère.

La réunion de Lyon bénéficiait de la présence de M. Rondepierre, Sous-Directeur au Ministère de l'Intérieur, et était présidée par M. Ricard, Préfet régional. Au commentaire des textes, de nombreuses divergences et lacunes sont apparues. « Nous en sommes encore à essuyer les plâtres», déclara M. Rondepierre, et il devait conclure : « Le district est un principe qui s'élance, faites-nous mieux connaître le contrat. »

Une nouvelle région régionale, septembre-octobre, fixera les positions.

Terrain de sports. — Emprunt 6 millions

60.000 francs sont dus au courtier, à titre de commission. Règlement accepté.

Abattoirs

Pour l'ouverture d'une porte, meilleur prix donné par M. Persico.

Pour l'équipement mécanique (train de roulement) l'Assemblée prend note que le mieux-disant est .la Société Edelman. Les procès-verbaux du 8 août 1959 ont donné les résultats suivants :

Société Edelmann (adjudicataire)  2.122.460
Pelligrini ................. 2.758.660
Comazzi .................. 2.759.570

Les travaux commenceront en septembre-octobre, sous la direction de M. Musy, architecte.

Aux Ecoles

a) Fournitures scolaires pour 1959-60 : La Commission de l'Education nationale a examiné différentes propositions de fournisseurs et a retenu la Maison « Tout pour l'Enseignement », de Lyon.

Le Conseil entérine les propositions de la Commission; il en coûtera à la Commune une somme de 600.000 fr.,

 

compte tenu du rabais, le fournisseur abaissant sa facture de 705.883 francs à 600.000 francs.

b) Les fonds provenant de l'allocation scolaire reçoivent la répartition ci-après :

1° Chauffage projet-type : prélèvement de 200.000 francs; 2° aménagement et mobilier de deux classes : 700.000 francs; 3° mis à la disposition de chaque classe : 40.000 francs, soit pour les 20 classes actuelles, 800.000 francs; 4° diverses fournitures scolaires : 129.425 francs, soit au total une somme de 1.829.425 francs.

c) Travaux d'entretien : Le Conseil décide le nettoyage des citernes à mazout, écoles des filles et maternelle, et la vérification du thermostat.

d) Chauffage central, projet-type :
Les résultats, selon procès-verbaux du
8 août 1959, ont été les suivants :
Société Danto-Rogeat ... 5.320.000
Meyerie et Gigon........... 5.620.000
Petit et Mottet............... 5.700,000
Gentilini et Berthon........ 5.560.000
Sulzer .......................... 5.585.000
Chanteloube (adjudicataire) 3.650.000

Les travaux commenceront au plus tôt, afin que tout soit en place avant la mauvaise saison;

Nouvel emprunt de 3 millions
à la Caisse d'épargne

En raison des besoins financiers qui s'avèrent nécessaires en suite aux résultats d'adjudication, il faut rechercher un complément de crédits. Le Conseil est d'avis de saisir la proposition de la Caisse d'épargne de Lyon pour un nouvel emprunt de 3 millions, qui servirait au complément de financement pour ce chauffage et pour diverses finitions dans les locaux scolaires. Les conditions en sont acceptées par le Conseil : intérêts 5,50 %, durée 10 ans, annuité de 398.003 francs.

Monument aux morts

Réfection totale prévue, qui devra être achevée pour le 1er novembre.

 

Questions diverses

— Règlement de l'allocation logement d'une employée communale et des allocations prénatales pour un autre.

— Règlement d'une facture de 105.000 francs pour maçonnerie à l'Abattoir.

— Désignation de M. Grosson pour représenter la Municipalité lors des cérémonies commémoratives des combats de mai 1940, à Wassigny, par le 28e R. T. T,

— Fin de bail du terrain de sports au 31 décembre 1959. Voir pour conserver ce terrain à usage des écoles en raison de sa proximité du groupe scolaire et préserver, si possible, le terrain de basket.

Interventions

— De M. Goux, pour le stationnement Ulmann, avenue Félix-Faure;

— De M. Fournier, pour les trottoirs de l'avenue Paul-Delorme.

Cour nouveau Groupe scolaire

Accord pour le goudronnage par la Société Chimique de la Route.

Acte administratif

Par son jugement en date du 29 mai 1959, le Tribunal administratif de Lyon, saisi des protestations formulées par M. Legros et ses colistiers sur les opérations électorales des 8 et 15 mars 1959, déclare :

Irrecevable celle concernant le 8 mars 1959;

Non fondée celle concernant le 15 mars 1959.

Au moment de mettre sous presse, nous recevons une notification, en date du 5 octobre, nous informant que M. Emile Legros a déposé un recours en Conseil d'Etat contre le jugement du Tribunal administratif de Lyon du 29 mai 1959.

 

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Le Directeur-Gérant : Marcel Micou