CINQUIEME ANNEE. — N° 15 Le numéro 0 franc 75

JUILLET 1963


RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
                           LIBERTÉ - ÉGALITÉ - FRATERNITÉ

 
BULLETIN MUNICIPAL

DE SATHONAY=CAMP


 

Abonnement unique pour un an, 3 F, à verser au
Secrétariat de la Mairie ou au Garde-Champêtre.
Téléphone : 34

BULLETIN TRIMESTRIEL
Publicité suivant grandeur, pour un an, 20, 35, 50, 100,
200 F.

 

Toutes les communications et la publicité doivent être adressées à la Mairie ou à M. Georges Goux, Conseiller Municipal.

ÉDITORIAL

MES CHERS CONCITOYENS,

Vous avez pu constater ces derniers jours que les premiers coups de pioche ont été donnés derrière la salle des fêtes en vue de l'implantation du futur bâtiment destiné à abriter l'automatique téléphonique. Que ceux qui attendent depuis si longtemps l'installation d'un poste reprennent courage. D'un autre côté les clôtures projetées autour du stade et du terrain d'évolution scolaire voient, elles aussi, le jour.

Quant à la distribution des prix particulièrement réussie grâce à la collaboration du C.I.T. 1 58, si elle marque la fin de l'année pour les études, elle ouvre le dossier de l'aménagement des locaux scolaires pour des effectifs encore plus importants que cette année. Malheureusement cette situation coïncide avec une diminution de la part communale de la loi Barangé, l'autre part étant engagée dans des réparations et des constructions scolaires, par le Conseil général de l'Ain. Deux « gros morceaux » sont à prévoir et seront soumis à la Commission des Finances : création de la 3e du C.E.G. et installation définitive de la 6e classe maternelle.

Sur le plan social, la Sécurité sociale étudie la création dans les locaux municipaux d'un cabinet médical moderne pour le contrôle des assujettis. C'est ainsi que pourront fonctionner d'une manière satisfaisante les services médicaux du travail, la consultation des nourrissons et tous les services annexes, dans le cadre de la médecine sociale. La modernisation de la salle des fêtes va se poursuivre sous la direction de M. Damian. Le G.D.F. a communiqué le cahier des charges relatif à la fourniture du gaz, pour Sathonay-Camp. Après étude de ce document par M. Deschaud, vous serez tenus au courant des nouveaux tarifs applicables, ainsi que des dégrèvements possibles, selon l'usage que vous faites de ce combustible. Retenez simplement que ces ristournes ne seront pas applicables automatiquement, mais uniquement à l'abonné qui en fera la demande. Le prochain bulletin vous donnera tous les détails à ce sujet, ainsi qu'un tableau synoptique des tarifs.

Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter d'excellentes vacances pour vous et votre
famille et l'oubli passager de vos soucis quotidiens.

Le 1er juillet 1963.

Docteur VINCENT.

 

RÉUNION DU
CONSEIL MUNICIPAL

Réunion du 9 juin 1963

Président : M. le Docteur R. Vincent (Maire).
Présents : MM. Revel, adjoint; Four-nier, Brun, Danis, Frick, Goux, Grosson, Béchet, Joubert, Damian.
Absents : MM. Deschaud, représenté par M. Damian; Paumier, excusé; Bracoud, Legros.
Secrétaires de séance ; MM. Brun et Danis.
Séance ouverte à 8 heures, levée à 11 heures.

Les procès-verbaux des 31 mars et 6 avril sont adoptés.

— Le Conseil municipal donne son accord pour un emprunt de 150.000 Fr, à rembourser en 20 ans à la Caisse des Dépôts et Consignations, pour l'achat de terrains communaux.
— Le Conseil Municipal prend une délibération pour l'achat des parcelles AH 1 et 7 (1.502 m2) de la propriété Fraque. Demander à la Préfecture l'arrêté déclarant cet achat d'utilité publique.
— Le Conseil municipal donne son accord pour un emprunt de 60.000 Fr. à la Caisse d'épargne.

Pour la modification de la salle des Fêtes, 7 pour, 5 contre.

Pour : MM. Vincent, Revel, Frick, Goux, Danis, Brun, Joubert; contre : M. Damian, Deschaud, Grosson, Fournier, Béchet. Nouvelle étude pour diminution de la dépense. La Commission qui en est chargée est ainsi constituée : M. Damian, président; M. Paumier, M. Brun, M. Joubert.

A cette occasion, la salle contiguë à la buvette sera prêtée à la Sécurité so-
 

 

ciale (deux fois par semaine), éventuellement la Sécurité sociale pourra construire une pièce en surélévation; un bail sera passé avec la Sécurité sociale. La Commission sus désignée prendra les dispositions nécessaires à l'exécution des travaux, devis, adjudication, sans nouvelle approbation du Conseil municipal.

— Le Conseil municipal prend une délibération pour l'adhésion de la commune à la Maison de Reyrieux (Maison de retraite des Hospices civils de Trévoux).

Nouveaux tarifs de la salle des fêtes :
21 h. à 2 h. — Sociétés locales : 50 francs; sociétés extérieures : 80 francs.
15 h. à 19 h. — Sociétés locales : 50 francs; sociétés extérieures : 80 francs.
21 h. à 5 h. — Sociétés locales : 100 francs; sociétés extérieures : 130 francs.
Chauffage. — Matinée et soirée : 60 francs; nuit : 120 francs (novembre, décembre, janvier, février, mars).
Matinée et soirée : 30 francs; nuit : 60 francs (octobre et avril).
Piano. — Caution de 50 francs, prélèvement 20 % pour le B. A. S.
Préposé. — Versement d'une somme de 50 francs.

Tarifs des concessions au cimetière. — Le Conseil municipal adopte les tarifs proposés par la Commission des finances :
15 ans : 30 francs le mètre carré;
30 ans : 75 francs le mètre carré.
Perpétuelles : 500 francs le mètre carré.
Pour exhumation et ré inhumation, ajouter le prix de creusement de la fosse.

Tarifs des licences :
3e catégorie : 20 francs;
4e catégorie : 35 francs.

Etudes surveillées. — Examen de la question pour l'année prochaine.

Distribution des prix. — Crédits votés : livres : 700 francs; goûter : 200 francs.

Fête du 14 juillet. — Orchestre : 400 francs.

Sursis. — Autorisation pour prendre délibération.

Abattoirs. — Au sujet de la lettre de M. Salles, du 5 juin, le Conseil municipal donne pouvoir à M. Damian pour étudier cette question.

Traitements et indemnités du Maire et des Adjoints. — M. le Maire demande l'automaticité des traitements.

Téléphone au C. E. G. — Installations et communications seront prises sur l'allocation scolaire.

H. L. M. — Entretien des abords.
Convention et avis favorable pour un cantonnier à temps plein, qui serait employé 4 heures par les H.L.M. et 4 heures par la commune.

 

Education Nationale

Chaque année, l'approche des vacances tant attendues par plus de 900 élèves, est marquée par quelques réjouissances devenues traditionnelles : la sortie scolaire et la distribution des prix.

C'est ainsi que, le 25 juin, les garçons des cours moyens partirent en chantant pour un circuit dans les monts du Lyonnais. Certes, cela peut paraître un très petit voyage, mais rares étaient les élèves qui connaissaient les curiosités rencontrées en chemin, comme les aqueducs de Beaunant, ou même les animaux du Parc de la Tête-d'Or, dont on ne peut approcher le dimanche, tant la foule est nombreuse. Mais les jours de semaine, on peut admirer les singes autant qu'on le désire ! Et puis une longue partie de jeux et de liberté au Mont-Cindre, par un jour ensoleillé, est un souvenir que l'on n'oubliera pas !

Les filles des cours moyens, à leur tour, se mirent en route le lendemain. Première étape : visite du musée Ampère, à Poleymieux, avec tous ses appareils compliqués et quelque peu mystérieux ! Et en route pour le Mont-Cindre, où le pique-nique fut des plus gais, sous un soleil magnifique. Après les jeux dans l'herbe, où l'on courut tout à son aise, ce fut le retour à Sathonay.

Ce même jour, les élèves des grandes classes de filles et de garçons, avec les élèves du collège, partaient pour visiter Vienne et ses monuments romains, Hauterive et son château curieux. Le retour s'effectua par les bords du lac de Paladru, où chacun aurait voulu s'arrêter plus longtemps, l'endroit étant charmant. Mais il fallait penser au retour, qui fut joyeux, quoique un peu tardif pour le second groupe.

Le Sou des écoles laïques, qui offre i chaque année un semblable voyage, | n'a pas manqué son but une fois encore, chacun conservera longtemps le j souvenir de cette belle journée.

• Samedi, dernier jour de classe, avait lieu la distribution des prix, organisée par la Municipalité, avec le concours

i du Personnel enseignant et la partici-

| pation du Sou des Ecoles. La préparation de cette fête avait été particulièrement soignée dans les moindres détails. Aussi est-ce sans peine que plus de six cents enfants purent trouver place dans la salle, ainsi que de nombreux parents venus les applaudir. Le spectacle commença aussitôt, spectacle de choix donné par des militaires musiciens, équilibristes, jongleurs, fins diseurs, clowns, nains et géants, entraînés par un présentateur dynamique, qui remercia les notables pré-

: sents : M. le Maire de Sathonay-Camp et M. Dandelot, Inspecteur primaire; M. le Commandant Joriel et Mme; M. Bertrand, vice-président du Sou des
 

Ecoles; M. Dubuis, député, et M. Gras, receveur des postes, représentant son administration, qui offrait deux livres de prix.

Tous les numéros présentés furent très applaudis et firent prendre patience aux lauréats. Les récompenses de fin d'année ont été offertes par la Municipalité, et un livre — cette année un Mémento ou un livre de cuisine — a été acheté par le Sou des Ecoles pour chacun des élèves de Sathonay-Camp candidats au certificat d'études primaires.

La distribution terminée, chacun s'en fut, heureux, vers des vacances pleines de promesses.

N. D. L. R. : Devant les résultats de l'année scolaire, consacrés par cette distribution des prix et la lecture du palmarès au certificat d'études, nos félicitations vont aux élèves ayant bien travaillé. Nos remerciements vont aux maîtres qui n'ont pas ménagé leurs peines, pour un enseignement toujours meilleur, et souvent aussi à des activités parallèles, entre autres, organisation de fêtes et de sorties toujours bien réussies. Nous souhaitons à tous, maîtres, élèves, ainsi qu'à leur famille, de bonnes vacances ensoleillées.

REÇUS AU CERTIFICAT D'ETUDES

Collège 'd'enseignement général :

Blanc Marie-Christine, Coloma Annie, Crozet Prancine, Damian Annie, Deux Anne-Marie, Gressard Marie-Antoinette. Guillet Gilberte, Josserand Nicole, Lehmann Sylviane, Lodi Martine, Martinod Nicole, Pont Annie, Pradelle Michelle, Sabouret Jeannette.

Bresson Jacques, Charmette Charles, Chomette Gérard, Dagneaud Alain, De-gli-Antoni Patrick, Dupont Jean-Michel, Gâlichet Jean-Paul, Joubert Jean-Marc, Langevin Yves, Marc Eddy, Mar-toïa Jean-Paul, Nony Michel, Panis-sières Jean-Loup, Potier Michel, Roger Michel, Soler Richard.

Ecole de filles :

Bajard Ghislaine, Baliufin Nicole, Bondue Michelle, Carpentier Patricia, Chabaud Martine, Chenal Hélène, Praisse Simone, Ravel Marie-Claude, Rey Annie, Rosa Josiane, Sorel Dominique, Verpeau Josiane.

Ecole de garçons :

Berby Jean-Claude, Berchemin Bernard, Bonaudo Christian, Brossard Jacques, Busquet Antoine, Canali Alain, Gombroux Christian, Core Roger, Dobbs Jean-Michel, Paugier André, Guilia-neuf Jean-Pierre, Jacolino Jean-Pierre, Josserand Jacques, Laborderie Jean-Noël, Naulin Louis, Ortiz Jean-François, Perez Roger, Quastana Raymond.

 


 

LA BELLE HISTOIRE DE VOTRE BANLIEUE

Production et Réalisation de René Fonteret
consacrée à SATHONAY

Dimanche 26 mai 1963, de 19 h. 08 à 19 h. 45, sur France II Régional
 

l'Ile-Barbe, qui fut, un moment, l'une des plus importantes de France.

C'est ainsi que les historiens rappellent qu'en 1231, Humbert de Montluel vendit à l'abbé de l'Ile tout ce qu'il possédait à Sathonay, alors situé sur le grand chemin de Bourg à Lyon.
Par les titres de la famille de Ferlay, fort ancienne dans le pays, on apprend qu'ils étaient autrefois Seigneurs de Sathonay.
Un certain Guy de Ferlay, chevalier vivant en l'an 1314, portait déjà la qualité de Seigneur de Sathonay.
Quant à la justice du village, elle dépendit longtemps du marquisat de Miribel.
La carte de Cassini, publiée à la fin du 18e siècle, porte nettement le nom de Sathonay, aux frontières des départements du Rhône et de l'Ain.

XXX

A dire vrai, on retrouve assez peu «de documents anciens, et l'histoire de la commune était plus que modeste lorsqu'au milieu du siècle dernier, l'idée d'établir un camp, aux abords de Lyon, fut projetée.

Le choix du Maréchal Castellane, nommé au commandement militaire de la Ville de Lyon, se porta sur le plateau de Sathonay, au-dessous du vieux village, à mi-chemin entre Fontaines et Rillieux.
Un véritable vétéran, ce camp de Sathonay !...
Il fut le témoin de tant d'arrivées et de départs !...
Il abrita tant de soldats, de sous-officiers et d'officiers, et assista à tant de revues et de défilés !...

XXX

Cent dix ans d'histoire, cette année !

C'est, en effet, en 1853 que fut fondé le camp, cette fourmilière qui connut des jours souvent mouvementés, et Castellane, l'ancien colonel des hussards de la garde, se consacra passionnément à cette réalisation.
A ce sujet, ses « Mémoires » sont particulièrement riches d'anecdotes :
« Le camp est situé dans un lieu sain et agréable, écrit-il à la date du 1er juin 1853; l'eau est bonne et ne tarit jamais. La gaîté règne partout. »
« Des restaurateurs et cafetiers de Lyon établissent des baraques dans les champs voisins. »

XXX

Le 24 juillet de cette même année : « Le nombre des Lyonnais qui viennent le dimanche visiter le Camp va croissant. On peut, sans exagération, évaluer le nombre des visites aujourd'hui à 50.000. »
Peu après, Castellane conduit à Sathonay le Maréchal de Saint-Arnaud. Ministre de la guerre, et lui offre, ainsi qu'aux autorités lyonnaises, un dîner sous la tente.
 

En nous faisant parvenir le texte de son émission, René Fonteret, journaliste lyonnais et producteur à la R.T.F., a joint le petit mot suivant que nous sommes heureux d'insérer :
Alors que mon émission régionaliste mensuelle « La belle histoire de votre banlieue » en est à sa cinquième année d'existence et se trouve en excellente santé, je tiens à vous dire le plaisir que j'ai éprouvé en faisant connaissance des Sathonards et en consacrant une émission à leur chère commune.
Le texte dialogué de mon émission, que je suis heureux de vous adresser, est, bien entendu, dépouillé de toute la partie musicale qui l'enveloppait et l'illustrait (les X représentent les interventions de musique ou de chant).
Je me dois également de souligner l'extrême gentillesse et la parfaite courtoisie avec lesquelles j'ai été accueilli à Sathonay. Aussi, est-ce une vive joie pour moi que de remercier sincèrement et cordialement le Docteur Robert Vincent, premier magistrat de la cité, et le dévoué, personnel du secrétariat de l'Hôtel de Ville.

R. FONTERET.

Texte de l'émission donnée avec le concours de Geneviève Helmer et de la Mère Cottivet.
Illustration musicale : Roger Poujol.
Prise de son : Roland Majorel.

C'est en effet à Sathonay, commune agréable et sympathique du département de l'Ain, entre Rhône et Saône, à sept kilomètres au Nord de Lyon, sur le plateau bordant les Dombes, que nous faisons halte ce soir, en compagnie des nombreux amis de cette « Belle histoire de notre banlieue ».

Il y a, à travers la France, des dizaines de milliers d'hommes qui ont effectué, en temps de paix, leur service militaire au Camp de Sathonay, ou qui y firent, selon les exigences nationales, des séjours plus ou moins longs.

En leur honneur, c'est la très talentueuse musique de la 8e Région militaire, excellemment dirigée par le Capitaine Dalenne, Citoyenne d'honneur de Sathonay, qui nous accueille ce soir.

XXX

Sathonay !...

Au Nord, c'est Cailloux-sur-Fontaines.
A l'Est : Miribel.
Au Sud : Rillieux et Caluire.
Et, à l'Ouest : Fontaines-Saint-Martin et Fontaines-sur-Saône...
Proches de la grande ville agitée et tentaculaire, ce sont autant de banlieues
 

calmes et souriantes, dont le nom résonne joyeux et clair, et auxquelles pour la plupart, nous avons déjà rendu affectueusement visite.

XXX

A Sathonay, oui, nous sommes à deux pas de la Saône et à deux pas aussi de la grande patrie des étangs.

Là, sur cette terrasse aérée et saine qui, au delà de Caluire, se termine à la Croix-Rousse.

Le promeneur jouit d'un panorama magnifique sur nos Monts-d'Or lyonnais, toujours aussi attirants et aussi enchanteurs.

XXX

Ecoutez comment, à la fin du siècle dernier, le bon poète Amédée Matagrin, un habitué de cette émission, chantait le village de Sathonay :
Loin des baraquements et des tonnes ombreuses
De la guinguette où quelque zouzou cantonnait,
Nos couples s'égaraient aux bois de Sathonay
Dans les sentiers fuyant en courbes langoureuses;
Le soir, l'impériale aux cases ténébreuses
Nous cachait, quand au long du plateau détonait
La « Galoche » poussive, et chacun s'étonnait
De nos rires sans fin dans la nuit vapoureuse.
Des clochers dans la brume passaient incertains;
On devinait Rillieux s'estompant au lointain,
Les pentes du Vernay glissant à la rivière...
Et prestes, des appels joyeux s'échangeaient quand
Nous croisions des wagons d'où montaient, familières,
Les chansons des soldats qui regagnaient le camp...

XXX

Mais, feuilletons ensemble, voulez-vous, le grand livre du passé, grâce à de précieux renseignements fournis par notre cher et excellent confrère Martin-Basse, proche voisin de Sathonay.

Et par le souriant secrétaire de mairie de Sathonay-Camp, Gaston-Louis Jaillet.

Jusqu'au 14e siècle, de nombreuses terres situées sur la commune dépendaient de la seigneurie de l'Abbaye de
 

 

Une tempête survient qui arrache les tentes, emplit d'eau les plats et trempe les uniformes.
Chaque t'ois qu'un hôte de marque vient à Lyon, on le mène à Sathonay :
En 1855, c'est le roi du Portugal.
En 1856 : Napoléon III.
En 1857 : le roi de Bavière et la duchesse Hélène de Russie.
Nous sommes au temps des grandes parades et des uniformes éclatants...
Soldats portant moustaches et « impériales », sous les hauts shakos.
Cavaliers à sabretaches.
Sapeurs à bonnet d'ourson et tablier de peau blanche.
Cantinières au petit chapeau et à la jupe courte !...

XXX

Un théâtre est construit dans le Camp en vue de donner des divertissements à la troupe.

En 1859, il fît l'objet d'une chronique du « Monde Illustré », louant le jeu des artistes dans l'interprétation de pièces empruntées au répertoire du Gymnase et des Variétés.

La célèbre comédienne française Virginie Déjazet qui, au 19e siècle, compta parmi les artistes les plus aimées du public, tant à Paris qu'en province, et qui excella dans les rôles de malice et d'esprit, vint, en décembre 1872, jouer sur la scène du Camp de Sathonay. ,

Ecoutez un extrait d'une lettre à son fils :

« J'ai joué lundi dernier au Camp de Sathonay. Tout a marché merveil-leusement. C'était comble. Les soldats payaient 4 sous, les officiers 25 sous, et les gros bonnets 4 francs. J'ai reçu un bouquet de violettes gros comme deux fois la tête, et une couronne artificielle très belle. Bref, tout le monde a été content. »

XXX

En mars 1895, le Camp de Sathonay reçut la visite du Président de la République Félix Faure, à l'occasion de la remise des drapeaux aux régiments coloniaux et étrangers.
« Un grand banquet, précisent les chroniqueurs du moment; se déroula sous une immense tente décorée de faisceaux, de panoplies et de fleurs. »
Période d'avant 1914..., temps d'insouciance, dit-on, et de jours heureux.
Epoque du pantalon et des épaulettes rouges, des guêtres et des gants blancs, et du képi à pompon...
Epoque où les cuirassiers aux casques polis et les zouaves au large turban et au pantalon bouffant, faisaient, à Sathonay, tourner les tètes et tes cœurs...

XXX

Par la suite, Sathonay connut à diverses reprises de nombreuses représentations, et l'une des mieux réussies
 

fut, entre les deux guerres, la revue réalisée par le 28e tirailleurs.
Mais le plus pittoresque spectacle que donnait le vieux Camp résidait, aux veilles des fêtes nationales, dans les retraites aux flambeaux menées par la Nouba des tirailleurs.

La Nouba, clique et fifres en tête, suivie des porteurs de torches.

XXX

Aujourd'hui, si la construction d'un camp ultra-moderne est envisagée, le 158e Centre d'instruction du train et le 610e Ecole militaire d'armes spéciales, sont les dignes successeurs de compagnies d'élite :

186e d'artillerie lourde, 28e tirailleurs, 405e régiment d'artillerie antiaérienne, 99e bataillon d'infanterie alpine, avec sa glorieuse musique, dont voici à nouveau un enregistrement réalisé par Jean Piazzano, dans la salle des fêtes de Sathonay.

XXX

INTERVENTION
Mère cottivet

Hou ! cette musique cuivrée du neuf-neuf, ça vous fait crépiter les estomes, vous ne trouvez pas, z'enfants ?... On jurerait qu'on suit la retraite aux flambeaux en marquant le pas, positivement !... Adoncques, c'est sur ces « accents graves » que je salue aujord'hui les « Salhonards » et les « Sathonardes. » qui sont de bons gones et de braves fenottes.

Manquâblement, à châpeu, les vrais « nés-natifs » du pays commencent à s'éclaircir, aque les importations des gens d'ailleurs qui ne sont pas de là; mais je veux parler de ceux qui ont tenu tàti, comme de bien s'accorde !... Sathonay est une de nos abanlieues la plus ensoleillée — quand y ne pleut pas — puisqu'on a toujours affirmé que « le soleil n'a « Caluire » pour qu'on voit Sathonay-Cuire» ! Vous saisissez « l'illusion » ? Bon...

Pour ce qui est de moî, voyez-vous, mes belins, Sathonay me rappelle surtout la vieille « galoche » du temps jadis. Oui, c'était censément le « train du dimanche soir ».

Un train espécial pour les pêcheurs qui s'en revenaient de Trévoux et des bords de Saône, les uns aque la friture, les autres... aque la cuite... Les cannes à pèche dépassaient de toutes les fenêtres des vieux wagons en boîs qui ressemblaient à des z'hérissons-hérissés. Et, dans la rude « montée du Ravin », quante le tacot arrivait au miyeu, à la gare « des Combes », y refusait de grimpiller, droit comme une bugne ! Alors, les voyageurs — qui s'encuchonnaient jusque dans les wagons à bestiaux — étaient obligés de descendre pour pousser le train.! Hardi Denis que je te pousse !... Ah ! ça valait la gobille ! Ça. c'était des parties de plaisir ! !

 

A présent, c'est fini... la gare « des Combes » est « désinfectée ». Gnia plus qu'un train par jour et y ne trimbale que des marchandises ! Comme l'électricité a remplacé la vapeur dans les « galoches », on ne pousse plus les car-

rioles, mais on rigole moins !

XXX

S'il n'y a, à dire vrai, qu'un seul « Sathonay » dans le cœur des Sathonards, on distingue administrativement deux communes, fort différentes d'ailleurs :

D'une part, le Vieux Village, pays calme et sans histoire, perché sur la hauteur, avec son clocher émergeant de la verdure et surveillant la plaine bressane...

Sathonay-Village, avec ses 650 habitants, ses exploitants agricole et ses maraîchers.

XXX

Cet ancien village de Sathonay est fier de garder tout auprès de ses maisons le château des Virieu, aux charpentes massives et aux vastes salles, et qui abrite depuis 1867 l'œuvre des Petites filles de Soldats.
Parmi les nombreuses œuvres de bienfaisance, elle mérite une place de choix, car voici bientôt un siècle qu'elle recueille, instruit et éduque de jeunes orphelines.
Fondation spécialement lyonnaise, elle fut très populaire au temps de nos arrière-grand-pères, et son rôle philanthropique se poursuit activement.
Le vieux château de Sathonay a été l'objet d'importantes restaurations et, aujourd'hui, l'œuvre, administrée par le Service social de l'Armée, assiste non seulement des orphelines, mais aussi des enfants plus ou moins moralement abandonnés qu'on ne saurait laisser sans soutien.

XXX

La seconde commune, c'est Sathonay-Camp, à la situation bien particulière et dont l'étendue est quatre fois moindre que celle de Sathonay-Village.
Reliée par autocar à la Croix-Rousse et aux Brotteaux, la commune compte aujourd'hui 4.600 habitants, dont une population militaire de 1.400 personnes.
Une gage S.N.C.F. avec l'embranchement Lyon-Bourg et Lyon-Trévoux, quelques industries, une commune elle aussi grandissante, son Maire vous le dira dans quelques instants.
La séparation des deux communes date d'avril 1908, et depuis 1882 tout l'état civil se trouvait à Sathonay-Camp.
De vieilles archives municipales nous ont appris que cette séparation ne s'effectua pas sans de sérieuses difficultés, au milieu de discussions innombrables et parfois très violentes.
Géographiquement, les deux communes sont séparées par une petite vallée, le Ravin, au cachet fort pitto-

 

resque, riche de calme et de poésie bucolique.

XXX

C'est dans ce coin idéal et champêtre à souhait, à la limite des Dombes et aux portes même de Lyon, que Gabriel Berthon, Sathonard authentique, installa, dans l'ancienne ferme paternelle, son Club Hippique.
Situé dans un merveilleux cadre de verdure, ce Centre équestre vous propose d'agréables chevauchées dans les bois cernant la ligne presque désaffectée du chemin de fer Lyon-Croix-Rousse-Trévoux.
Promenades qui vous mènent allègrement jusqu'à la Madone de Fleu-rieu, au fort de Vancia ou aux premiers étangs des Echets.

XXX

Dix-huit chevaux magnifiques attendent là, philosophiquement, qu'on veuille bien les enfourcher !
Ils se nomment Négus, Bijou, Intrépide, Prince et Marquis.
Jasmine et Rossinante.
Oui, Rossinante, la vraie, celle qui, montée par Xavier Depraz, tourna le « Don Quichotte » de Henri Spade.

XXX

Après avoir salué, sur le plan sportif, Jean Sellier, ex-champion de France de tennis en 1953 et 1955, aujourd'hui maître-professeur et entraîneur de la Ligue du lyonnais de tennis, Ainsi que l'Olympique de Sathonay,
Nous laisserons le micro au Docteur Robert Vincent, Maire de Sathonay depuis 1959.

(Ici se situe l'interview de M. le Maire.)

XXX

La salle des Fêtes de Sathonay, située derrière l'Hôtel de Ville, et construite en 1934, abrite aujourd'hui de nombreuses manifestations artistiques : concerts, bals et galas de variétés, organisés par les sociétés existant sur tout le plateau environnant, de la Croix-Rousse à Rillieux.
Nombreux, dans cette région, demeurent les jeunes fervents de l'accordéon. Aussi, est-ce avec une dynamique formation : l'Orchestre symphonique d'accordéon de René Poujol, vainqueur de la Coupe de France R. T. F. en 1960, que nous terminerons, ce soir, notre visite à Sathonay.
Ecoutez donc cette farandole ensoleillée de « l'Arlésienne » que nous dédions, en ce jour de Fête des Mères, à toutes les mamans de notre belle ré-


CHAUSSURES EN TOUS GENRES
et REPARATIONS
8, Rue de la République
SATHONAY-CAMP (Ain)

Le coin des sociétés


SOU DES ÉCOLES LAÏQUES

Si les instituteurs ont le devoir de faire travailler nos enfants, le Sou des Ecoles, en cette fin d'année scolaire surtout, se charge de les récompenser et de les distraire.

Chaque écolier ayant toujours fait de son mieux — contrairement à ce que disent parfois maîtres et parents — il est bien normal que tous les enfants aient pu assister à la séance de cinéma du mercredi 29 mai. M. Bertrand nous avait préparé un programme de choix: un court métrage sur la vie des animaux et un très bon dessin animé : « Les 101 Dalmatiens ». Tous les élèves des écoles primaires et du collège ayant été invités, cela représente bien 500 spectateurs. Autrement dit deux séance- dans le même après-midi et double travail pour l'opérateur bénévole que nous remercions une fois encore bien vivement. 500 garçons et filles, cela représente « un peu » de bruit et de remue-ménage, mais aussi beaucoup d'enthousiasme de la part de ces petits spectateurs. Tout le monde a d'abord applaudi chaleureusement l'amitié qui liait ce brave chien de chasse et son frère de lait, le raton laveur. Mais ce fut presque du délire quand la méchante sorcière — au volant de sa puissante voiture — se lança à l'a poursuite des 101 Dalmatiens réfugiés dans un camion.

Chacun ayant eu sa récompense, un prix spécial maintenant pour les élèves qui réussirent au C.E.P.E. ! Les cadeaux sont prêts, nos candidats n'ont plus qu'à nous prouver qu'ils les méritent.

Pour terminer l'année scolaire, le Sou des Ecoles fera encore un effort particulier pour les élèves des grandes classes et du collège. Les mardi 25 et mercredi 26 juin, tous ces élèves partiront en voyage. Ceux des « cours moyens » iront pique-niquer dans les Monts du Lyonnais. L'itinéraire est certes modeste, mais ce qui compte pour les enfants n'est-ce pas simplement le fait de quitter la maison toute une journée et de partager la traditionnelle limonade avec ses copains ? Ils seront ravis, soyez-en certains ! Les « fin d'études » et les collégiens feront une promenade plus touristique qui les conduira des ruines romaines de Vienne aux frais ombrages du lac de Paladru, en passant par le palais fantaisiste du facteur Cheval. De quoi satisfaire tout le monde ! Les vacances venues, le Sou des Ecoles accueillera encore de nombreux écoliers dans les colonies qu'il a organisées. Pour satisfaire les désirs de la plupart des colons, nous pensions — celte année encore — organiser deux stages à Toulon. La municipalité de cette ville ne nous l'a pas permis. Nous voici donc de retour à Grandris pour le mois de juillet, ce qui a permis à
 

tous de choisir entre la montagne en juillet et la mer en août à Toulon. Ce qui a également simplifié la tâche des membres du Comité de gestion de la section colonie, le travail en collaboration avec la mairie de Toulon n'étant pas toujours facile, n'est-ce pas Monsieur Bertrand ? Cette année encore, les demandes — sur le plan départemental — n'ont pu, hélas ! être toutes satisfaites. Et quand nos petits colons partiront au bord de la Méditerranée ou dans les Monts du Lyonnais, nous ne regretterons qu'une chose : ne pas pouvoir en emmener davantage avec nous.

CIMES ET SOLEIL

Les vacances approchent et pour beaucoup de parents le problème des vacances de leurs enfants est résolu. Les colonies de vacances de Taninges ont fait le plein depuis plusieurs jours. De même les camps de Sallanches et de Lagrand sont complets. Pendant les séjours de juillet et août, c'est plus de 375 enfants qui vont bénéficier du bon air des montagnes.

Cette année « Cimes et Soleil » avait décidé la construction d'un dortoir de 72 lits avec lavabos et chambres de moniteurs; malheureusement l'hiver très long et ensuite le mauvais temps qui a suivi n'ont pas permis de mener à bien ce projet.

Au début mai, les engins sont entrés en action pour niveler le terrain, mais les pluies incessantes ont contraint les ouvriers à abandonner le chantier. Avec le beau temps, les travaux ont repris. Mais le dortoir sera tout juste sorti de terre lorsque les enfants seront en vacances. Chez les filles ou a également profité des engins pour faire un terrain de jeux à côté du chalet; de ce côté non plus nous n'avons pas eu de chance avec le temps puisqu'un bulldozer a dû abandonner après s'être enlisé.

Pour les parents qui ne peuvent pas envoyer leurs enfants en colonies de vacances « Cimes et Soleil » a pensé à eux en créant pendant le mois d'août un centre aéré. Ce centre aéré sera installé dans un superbe parc de trois hectares et demi, situé à Saint-Romain-au-Mont-d'Or. Un car partira de La Roue et prendra sur son parcours les enfants tous les matins à 9 heures et les ramènera le soir.

A Saint-Romain-au-Mont-d'Or les enfants auront à leur disposition, outre le parc, des salles de jeux, un dortoir pour la sieste et pour les repas une vaste salle à manger.

Nous demandons à tous les parents qui voudraient nous confier leurs enfants pour le centre aéré de ne pas trop tarder pour les faire inscrire, le nombre de places étant limité.

Le Secrétaire.


 

DISTINCTIONS

M. le Docteur Vincent a remis à M. Garradier Raymond le diplôme de Chevalier du Mérite sportif. De nombreux intimes et sportifs présents n'ont pas ménagé leurs applaudissements.
Cette distinction vient récompenser de nombreuses années de dévouement à la cause du sport.
Nos félicitations vont grossir celles déjà formulées.
 

Mme Médard, institutrice, a versé le montant de son indemnité de logement au profit du B.A.S.

Un geste généreux.

Nos remerciements.
 

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MARIAGE

Nous apprenons le mariage de M. Paumier Marcel, fils de notre estimé collègue au Conseil municipal, avec Mlle Michèle Pigeon. Le mariage a eu lieu le 8 juin, à Tassin-ia-Demi-Lune.

Toutes nos félicitations et nos meilleurs vœux de bonheur aux jeunes époux.

ETAT CIVIL

NAISSANCES

depuis le 1" mars 1963

Bonjour Marcel, le 7 avril.
Auger Laurence, le 14 avril.
Mares Ouahiba, le 20 avril.
Lutrin Jean, le 29 avril.
Ballone Marcellino, le 1" mai.
Gorbatowicz, Pascale, le 9 mai.
Patermo Maria, le 10 mai.
Astier Didier, le 20 mai.
Giraud Corinne, le 21 mai.
Giraud Catherine, le 21 mai.
Vuaillat Philippe, le 21 mai.
Badier Isabelle, le 1" juin.
Gontard Solange, le 4 juin.

MARIAGES

depuis le 10 mars 1963

Revel Daniel et Motte Michelle, le 28 mars.
Filiol Guy et Fray Marie-Claude, le 30 mars.
Allais Georges et Jaillet Maryse, le 20 avril.
Armand Jacques et Bidon Ariette, le 27 avril.

DECES

depuis le 1er avril 1963
Serve Léon, 82 ans, le 1er avril,
Bouvry Michel, 31 ans, le 19 avril.
Veuve Giroud Constant, 78 ans, le 26 juin.

 

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Mme A. BERT
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