TROISIEME ANNEE. N° 9
Le numéro 0,75 NF
DECEMBRE 1961

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
LIBERTÉ - ÉGALITÉ - FRATERNITÉ
BULLETIN MUNICIPAL
DE SATHONAY-CAMP

Abonnement, unique pour un an, 3 NF, à verser au
Secrétariat de la Mairie ou au Garde-Champêtre.

BULLETIN TRIMESTRIEL
Publicité suivant grandeur, pour un an, 20, 35, 50, 100,
200 NF.

Toutes les communications et la publicité doivent être adressées à la Mairie ou à M. Georges Goux, Conseiller Municipal.

ED1TORIAL
DEC_61-1.jpg
CHERS CONCITOYENS,
Si la fin d'année est une mise en ordre et une récapitulation de toute l'activité passée, elle permet de tirer une conclusion sur les résultats obtenus en cours d'exercice. C'est le cas pour une collectivité telle que la nôtre. Je ne peux que me féliciter de l'effort incontestable soutenu par l'ensemble du personnel communal, dont la tâche a été assez lourde, en raison de l'augmentation toujours croissante de la population, et cela sans nomination nouvelle d'agents communaux. Certes, chacun pourra objecter que le travail de l'ouvrier est plus harassant, mais toute activité ne se juge pas à ce qui est visible. Les travaux d'écriture, de constitution de dossiers pour les uns, le nettoyage du coin poussiéreux, le terrassement sous la pluie ou le gel au cimetière, le port de télégrammes ou de plis en toutes circonstances, l'entretien de la voie par tous les temps, sont autant d'exemples cachés qui signent la conscience professionnelle. Je vous affirme qu'il en reste encore à la mairie de Sathonay.
Les travaux s'avancent, les quartiers « oubliés » ne le seront pas longtemps, et bientôt l'éclairage sera à votre porte. Prochainement, vous serez tenus au courant du prix de toutes les réalisations faites et à faire. Le Bureau d'Aide sociale dont l'orientation nouvelle sera achevée cette année, verra avec un règlement plus stricte, une augmentation de son aide. Malheureusement notre Doyen, dont la probité, le jugement sûr, l'impartialité étaient connus de tous, a disparu après une courte mais douloureuse maladie pour son entourage. Que Mme Aucagne trouve ici l'expression de notre affectueux souvenir, L'impulsion donnée à l'enseignement primaire et complémentaire est bientôt sur la voie de la conclusion. Nous en remercions le personnel enseignant, qui nous a beaucoup aidés. Quant au Bulletin municipal, il prendra une nouvelle forme, avec la collaboration de tous et de toutes les sociétés locales.
En vous souhaitant un avenir moins tourmenté, une vie plus agréable, et bien entendu une santé solide, pour vous et les vôtres, je vous prie d'accepter mes meilleurs vœux et de croire à mon entier dévouement.
Laissez-moi d'abord saisir l'hospitalité des colonnes du Bulletin municipal pour remercier ceux d'entre vous qui m'ont témoigné de vives sympathies lors de mon changement.
J'ai vivement regretté de n'avoir pu les réunir pour leur répondre comme je l'aurais tant désiré. J'ai été très touché de ces gestes amicaux, en particulier de ceux que m'ont témoigné mes collègues du Conseil municipal. A tous, j'exprime mes très vifs remerciements et mes sentiments amicaux.
*
**
II avait été convenu que j'exposerai dans ce numéro les différents aspects de la comptabilité d'une communie. j'avais pensé lier cet exposé à nos budgets en cours en faisant ressortir les principaux chapitres de recettes ou dépenses. Une circonstance indépendante de notre volonté a voulu que le compte administratif de 1960 nous parvienne tardivement. Je préfère remettre au premier numéro de 1962 cette « causerie financière » afin de ne pas retarder la parution du Bulletin.
Mon article s'en trouve écourté. Je signale, seulement pour mémoire, les grands travaux qui sont présentement à l'ordre du jour.
Eclairage public. — Les travaux devaient être terminés avant les « petits
Le 26 décembre 1961.
Docteur VINCENT.
jours ». Un important retard dans la. livraison du matériel, d'autres difficultés aussi n'ont pas permis de tenir ce programme mais le financement est prêt et nous espérons arriver au but dans les moindres délais.
Constructions H.L.M. — Là aussi un peu de retard dans la mise en service du bâtiment « Boutarey ». Il sera certainement habité avec la belle saison et nous pouvons désormais affirmer que Sathonay n'a pas été oublié lors de l'élaboration du programme de 1962.
Boulevard de l'Ouest. -— Détournement du boulevard, problème important dans lequel le rôle de la commune doit être vigilant. Il est vraisemblable que cet important chantier s'ouvrira dans la belle saison.
Egouts. — Autre problème important qui revêt une acuité particulière en raison de la situation des bas quartiers qui reçoivent en quantité considérable les eaux usées de toutes les constructions du haut.
Le dossier serait au Ministère et nous espérons que la promesse de subvention, fonction du départ des travaux, sera bientôt une réalité.
Programme sportif. — Un grand pas
a été fait : les équipes foot et basket peuvent évoluer et la municipalité poursuivra, ses efforts.
Problème scolaire. — Là aussi de gros efforts ont été soutenus. De vastes études sont en cours et doivent se concrétiser par des programmes positifs. La mise en service de nouveaux logements appelle de nouvelles écoles; la municipalité a conscience de son rôle, elle veut dominer la situation et s'y emploie fermement.
J'arrête là mon énumération qui n'est qu'ébauchée. Je pense à la voirie — les trottoirs sont presque terminés et nous pensons à ceux qui restent — aux abattoirs, à tant d'autres choses encore, notamment les questions sociales qui sont la préoccupation constante de tous et auxquelles le Docteur Vincent, Maire, s'emploie tout particulièrement.
Notre action se poursuivra dans tous les domaines, fidèles à la ligne que mous nous sommes tracée : faire le maximum pour aider au développement d'une commune en plein essor en liant cet élan à nos possibilités financières.
Nous en reparlerons.
Lucien REVEL.
Le budget complémentaire 1961 est équilibré :
RECETTES
a) Recettes ordinaires...... .. 77.119,38
b) Recettes extraordinaires. 244.578,65
321.698,03
DEPENSES

a) Dépenses ordinaires . 77.119,38
b] Dépenses extraordin.. 244.578,65
321.698,03
Le budget est soumis au visa de l'autorité préfectorale.
Départ à la retraite du percepteur. — Le Conseil municipal prend une délibération pour la dépense de 735 NF à l'occasion du départ à la retraite du percepteur et pour la recette de participation des Communes de Sathonay-Village, Montanay, Genay, Mionniay et Tramoyes à ladite dépense.
Divers. — Délibération au sujet de l'augmentation d'indemnité du conducteur de travaux; moniteur d'éducation physique au cours complémentaire, trois heures par semaine; demande de subvention pour l'achat du mobilier scolaire.
Eau à l'abattoir. — Le Conseil municipal donne un avis favorable pour l'installation de l'eau aux abattoirs : voir M. Garnier où M. Fion.
Elagage des arbres. — Le Conseil municipal confie l'élagage à la Maison Barreau ; remplacement des arbres par M. Ducloud.
Rachat matériel. — Appartement de
Mme Frick : facture avec 6 % de di-
minution par année d'ancienneté du
matériel. Pour Mlle Vautier 190,00 NF.

Délibération pour taxe d'abattage.
Délibération pour le bail de la perception, et délibération pour le mois de juillet 1961 (M. Pommaret : loyer) et indemnité de gestion au nouveau receveur municipal M. Debœuf.
Personnel communal. — Le Conseil municipal accorde le nouveau taux indice 135 à MM. Barry et Brett.

unions du Conseil Municipal
Séance du 25 novembre 1961
Président : M. le Docteur Vincent (Maire).
Présents : Douze.
Absents : MM. Legros, Béchet, Bra-coud.
Excusé : M. Gras.
Séance ouverte à 20 h. 45, levée à 23 h. 35.
Le procès-verbal de la séance du 30 septembre 1961 est adopté.
Informations. — M. le Maire adresse ses félicitations à Mme Barlier, à l'occasion de la naissance de sa fille Martine.
Le Conseil municipal donne un avis favorable à l'utilisation de la salle des fêtes une fois par semaine, par l'Olympic de Sathonay pour la gymnastique, sans usage de ballon.
Elections à la Chambre de commerce le 26 novembre 1961. Création d'une classe nouvelle à la maternelle. Sirène une fois par mois le premier jeudi de chaque mois, pour essai de la sirène communale.
Subvention (virement) pour l'achat d'un terrain de sports.
Réponse de la 8° Région et de la Préfecture de l'Ain sur une chèvrerie.
Délégués liste électorale. — Le Conseil municipal désigne en qualité de délégués à la révision de la liste élec-
torale, M. Revel, Commission administrative; MM. Fournier et Joubert, Commission municipale; et M. Bertrand, délégué de l'Administration.
Gestion voirie communale. — Le Conseil municipal prend une délibération au sujet de la voirie communale.
Demande de subventions. — Le Conseil municipal refuse d'accorder des subventions à la Société antirabique, Centre Léon-Bérard et Associations familiales.
Demande de sursis. — Le Conseil municipal donne un avis favorable aux demandes de sursis de Gardes Georges, Rousselot Michel, Ollier Christian.
Installation téléphone automatique. — Le Conseil municipal donne un avis favorable pour la cession de terrain aux P. et T. en vue de la construction d'un satellite de l'automatique intégral.
Compte administratif 1960. — Pré-
sident : M. Revel; compte de gestion :
avis favorable; compte administratif
1959 ..................... 204.560,38

Recettes 1960 ............ 534.205,75
738.766,13
Dépenses 1960 ............ 486.869,50

Excédent ................ 251.896,63
Le Conseil municipal adopte le compte administratif 1960 à l'unanimité.

Education Nationale
La sortie des élèves est un spectacle saisissant, familier aux habitants du boulevard Castellane en particulier qui, vers onze heures et demie, me peuvent guère espérer emprunter le trottoir. C'est que plus de huit cents enfants rentrent à la maison à ce moment. Il m'est souvent demandé comment ils se répartissent dams les divers bâtiments du groupe.
Dans le premier bâtiment, sur la place et dans le dernier construit, les trois cent soixante élèves de l'école de garçons et du C.E.G. mixte occupent onze salles. Dams le second bâtiment les filles sont réparties en neuf classes, et la maternelle — où il a fallu de-
puis la rentrée ouvrir une cinquième
classe — abrite près de deux cent cin-

quante petits garçons et petites filles
e deux à six ans.

Un tel effectif, pour une commune disposant de peu de ressources, ne manque pas de poser de difficiles problèmes à la Municipalité qui doit assurer dans de bonnes conditions matérielles, le travail des élèves et des vingt-six maîtresses et maîtres de l'école. Jusqu'à présent cela a pu être réalisé — parfois difficilement — notamment en ce qui concerne le logement des maîtres dont dix n'ont pas trouvé place dans les bâtiments scolaires. L'année prochaine s'annonce aussi difficile car l'ouverture d'une classe de quatrième est prévue au collège, ce qui augmentera le nombre des salles nécessaires en même temps que celui des élèves et celui des logements. Aussi, la municipalité a-t-elle envisagé une nouvelle construction dont l'extrême urgence n'échappe à personne.
Les trois écoles ont chacune une direction distincte et le Directeur de l'école de garçons, qui reçoit le samedi à son bureau de 13 h. 30 à 16 h. 30, ne peut enregistrer les inscriptions des nouvelles élèves de l'école de filles ou celles des enfants de moins de six ans au 1er janvier 1962. Il convient pour ces deux dernières catégories de s'adresser soit à Mme Berlin pour les filles, soit à Mme Dévigne pour les petits.
Mais tout le monde, maîtres et élèves, se retrouve parfois dans des activités commîmes. Ce fut le cas le samedi 16 et le dimanche 17 décembre pour la fête des écoles laïques qui fut une magnifique réussite. On reparlera longtemps de chacune des productions de ce spectacle et de l'atmosphère joyeuse de la salle où dans une belle émulation, parents et enfants rivalisaient dans le chant choral et clamaient haut leur amour de « Mon Beau Sapin ».
A. BECHET.
toutes les familles de Sathonay. Celles-ci font sans doute confiance au bureau qui se dévoue sans compter, afin que tous les enfants, et ils sont chaque année plus nombreux, puissent bénéficier de la générosité de tous, à l'école ou en vacances, comme on peut en juger.
En effet, les petits de la maternelle, à l'occasion de l'arbre de Noël, ont tous emporté un beau jouet. A l'école primaire, trois classes de garçons ont visité l'aéroport de Bron, sont allés déjeuner sur les bords ombragés de la rivière d'Ain et, n'ayant pu réaliser leur rêve d'aviateur, ont satisfait celui de spéléologue aux grottes de La Bal-me. Leurs camarades filles, trois classes aussi, se rendaient en car à Lyon, au parc, au théâtre romain, puis gagnaient Pont-d'Ain et terminaient la journée à Pérouges. Les deux grandes classes profitaient d'un temps ensoleillé pour effectuer une sortie champêtre au lac de Genève. Chaque cours a reçu une somme de 50 NF lui permettant d'enrichir son matériel éducatif. Et, enfin, les lauréats du certificat d'études ont été récompensés par un dictionnaire pour les garçons et, pour les futures maîtresses de maison, par un livre de cuisine.
Quant aux vacances, la section colonie a permis à 90 enfants de 8 à 14 ans de goûter aux joies de la mer et du soleil à la Méditerranée, et à 80 autres à celles de la montagne à Grandris.
La fête, cette année, a remporté un beau succès, grâce à l'effort des maîtres qui ont fait jouer de nombreux enfants, à la grande satisfaction des parents. Le bal du nouvel an connaîtra, nous l'espérons, son ambiance habituelle.
Toutes ces réalisations demandent, évidemment, beaucoup de temps et d'argent, aussi nous remercions les généreux donateurs et la municipalité qui nous a versé une subvention importante.

LE COIN DES SOCIETES
Dorénavant nous laissons les colonnes de cette page à la disposition des sociétés de notre commune.
Chaque société ou association sera libre d'y publier ce qu'elle jugera intéressant (compte rendus, avis, etc...}.
Jl reste entendu que pour les articles insérés la responsabilité des auteurs est seule engagée.
LES MÉDAILLÉS MILITAIRES
La Section des Médaillés militaires, dont le siège est Sathonay - Camp groupe les sociétaires de la Commune et de celles de Rillieux et Sathonay-Village.
Ses adhérents, dont le seul point commun est de porter à la boutonnière ce petit ruban jaune et vert, sont issus de toutes classes et origines. Le nombre important de militaires qui en fin de carrière se fixent dans cette banlieue lyonnaise est évidemment favorable à son recrutement. Cependant, il est peut-être utile de préciser que notre décoration est également portée par bon nombre de « poilus » de 14-18, de plus jeunes serviteurs de 39-45, en un mot par ceux qui ont bien servi la France, à titre militaire, sans tenir compte de la durée.
C'est en 1921 que la Section de Sa-thonay fut créée et si les adhérents du premier jour sont clairsemés, il existe encore quelques vétérans que nous devons remercier pour leur fidélité. Elle a connu dans ses rangs beaucoup de « passagers » en garnison au Camp mais sa continuité est marquée par la durée du mandat de ses Présidents dont le titulaire actuel n'est que le cinquième,

Le but de notre Société est donc de grouper ses adhérents afin d'organiser ses œuvres d'Entraide. D'abord à l'échelon national pour l'entretien de l'Orphelinat et de Camp de vacances pour les plus déshérités. Dans nos communes ou les « médaillés » ont à cœur d'être représentés à toutes les manifestations officielles, ils organisent des bals à des dates variables, dont le but est de trouver les fonds nécessaires à la vie et aux œuvres de la Section.
Au cours de l'année 1901, c'est au « Village », le 11 juin que fut organisé le bal du printemps dans le site agréable du château de Bernis. Le 1er octobre une visite du Beaujolais se terminait par un repas amical autour d'une bonne table soigneusement préparée par M. et Mme Georges, anciens de Sathonay, à Saint-Georges-de-Reneins.
Le 24 mars prochain, sera organisé à la salle des Pètes de Sathonay-Camp le bal annuel de la Société. Les médaillés militaires de Sathonay ne négligeront rien pour que les « Sathonards » qui leur feront l'honneur d'assister à cette soirée dansante en gardent un bon souvenir.
M. RONDEAU,
Président.

Comité d'Entraide
aux Vieillards et Nécessiteux
de Sathonay-Camp (Ain)
Le Comité, constitué conformément aux dispositions de la loi du 1er juillet 1951, a pour but de venir en aide aux vieillards et, plus généralement, à tous les habitants de la commune que le sort accable. Son action s'exerce sur le plan matériel et moral avec tous les moyens dont il dispose.
Le bureau est composé de quatorze membres, élus pour deux ans en assemblée générale.
Les ressources du Comité d'entraide se composent de cotisations bénévoles, du produit des collectes, quêtes, fêtes ou manifestations qu'il organise au profit des buts statutaires, des dons et subventions et, généralement, de toutes
SOU DES ECOLES
En fin d'année, il est naturel que les sociétés dressent le bilan de leurs activités, bilan présenté aux membres à l'assemblée générale. Celle du Sou des Ecoles a eu lieu le 8 décembre, devant une assistance relativement peu nombreuse, si l'on considère le nombre élevé des cotisants comprenant presque
ressources quelconques non interdites par la loi.
La collecte annuelle auprès de la population s'avère, chaque année, supérieure à celle de l'année précédente, c'est dire l'intérêt apporté par cette population à nos chers « vieux ».
Les recettes des diverses manifestations patronnées par le Comité ont, jusqu'à ce jour, contribué pour une grande part dans les distributions de charbon, colis, etc.., aux foyers à qui nous venons en aide.
Au cours de l'année 1957, il a été distribué :
17 tonnes de charbon, 48 colis de Noël et 48 pour Pâques, ainsi qu'une somme de 81.200 francs en bons alimentaires et secours.
Année 1958 : distribution de 10 tonnes de charbon, 61 colis de Noël et 61 pour Pâques, 35.000 francs en secours et bons alimentaires.
Année 1959 : distribution de 18 tonnes de charbon, 62 colis de Noël et 50 pour Pâques, 75.000 francs en secours.
Année I960, distribution de 15 tonnes de charbon, 56 colis de Noël et 54 à Pâques, 77.000 francs en secours.
Année 1961 : distribution de 20 tonnes de charbon, 70 colis à Pâques et 70 à Noël, 70.000 francs en secours.
Depuis quatre ans, dans le courant du mois de juillet, nos protégés sont conviés à une petite sortie en autocar, suivie d'un repas. De plus en plus, ce petit voyage est apprécié de tous.
Nous voudrions faire mieux, en nous efforçant d'adoucir les vieux jours des plus démunis. A cette occasion, nous demandons à tous ceux qui veulent bien accepter de ne pas fermer les yeux devant la misère des vieux, de les entourer d'un peu d'amitié, d'un peu d'affection. De les considérer, en somme, comme certains nous le demandent « comme des humains à part entière », car ce dont souffrent, en effet, cruellement nos anciens, plus encore peut-être que de leur abandon matériel, c'est d'un isolement moral.
A ce sujet, le Comité invite la population tout entière à manifester son attachement à l'œuvre, en assistant au spectacle qui sera donné en la salle des fêtes de la Ville, le 14 janvier 1962, à l'occasion du goûter des rois. Entrée gratuite.
Croix-Rouge Française exerce son acti-
vité sur le plan communal, mais est
nationale et internationale.

Aucun sinistre, aucune catastrophe mondiale, sans la présence effective de la Croix-Rouge, son matériel de secours, son personnel bénévole.
Dans votre commune :
La consultation de nourrissons bimensuelle fonctionne à la Mairie, dans un local approprié, avec la compétence du Docteur responsable, le contrôle administratif de l'assistante sociale, l'assiduité et le dévouement des membres de la Croix-Rouge. La courtoisie y est de rigueur. Les jeunes mamans y sont conseillées judicieusement et aidées, si besoin est, bénévolement.
Les nécessiteux d'urgence ne laissent pas le Comité indifférent et nombreux sont les cas auxquels il apporte sollicitude, visite et aide suivant ses moyens.
Les jeunes gens de la commune appelés sous les drapeaux et faisant actuellement leur service en Algérie, bénéficient par la présence de la Croix-Rouge en Algérie, d'un appui moral et reçoivent un mandat pour les fêtes de fin d'année.
Par quels moyens ?
La générosité de ses adhérents.
C'est la récompense du Comité.
Pour le mieux-être des moins l'avo-

1-201e SOCIETE
DE SECOURS MUTUELS

Cette société fut fondée en 1870, par dès précurseurs de l'idéal mutualiste, sous le nom de Société de secours mutuels Commune et Camp de Sathonay.
Son but est le remboursement partiel ou complémentaire des frais médicaux et pharmaceutiques, au membre sociétaire, suivant qu'il est ou non assuré social.
Le membre sociétaire ou honoraire peut également adhérer à deux organismes distincts, de l'Union mutualiste de l'Ain, dont la Société est correspondante :
1° La Clinique mutualiste chirurgicale de l'Ain;
2" La Société départementale d'assurance contre la maladie.
Les adhésions et cotisations sont reçues aux permanences qui sont tenues chaque année au début de février.
Tous renseignements complémentaires pourront être demandés à son Trésorier, au cours des permanences qui se tiendront en février prochain, à la salle des sociétés de la Mairie.
AMICALE BOULE
L'Amicale Boule de Sathonay-Camp, fondée en 1906, groupe 120 sociétaires actifs. Son but, le sport boule, lui vaut d'amples succès chaque année. Durant la saison 1961, huit challenges furent gagnés par ses équipes et huit concours furent perdus en finale. Une équipe perdit à la 6e partie à Bellecour. Ses quadrettes assistèrent à bon nombre de compétitions extérieures.
Au point de vue social, l'Amicale Boule, a l'issue de son bal masqué, a remis 100 NF au Comité d'entraide aux vieillards et 100 NF au Sou des écoles laïques de Sathonay. A participé à l'organisation de grandes compétitions boulistes locales.
Les activités de l'Association d'Education Populaire
Depuis le début de l'année scolaire, une séance de cinéma est donnée tous les dimanches après-midi au pavillon Foch, pour tous les enfants de moins de 14 ans.
Une fois par mois, a lieu au même local, le samedi en soirée, une séance de ciné-club, ouverte à tous les adultes. Grâce à un meneur de jeu, la discussion après la projection du film nous apprend à juger sainement les idées et les images.
*
**
Une séance de prestidigitation a été donnée le dimanche 10 décembre, à la salle des fêtes. Nous ferons une séance de cinéma, au Cinéma Variétés, à la mi-février 1962. Nous aurons notre grande kermesse d'été le 3 juin 1962.
Les profits de ces trois dernières manifestations publiques sont destinés à couvrir les frais de réfection de notre église.
Les travaux effectués dans cet édifice, la construction de la nouvelle façade avec un clocher, l'aménagement de l'entrée contribuent à l'embellissement de notre cité.
Le Président de l'A. E. P.
A notre grand regret, par manque de place, nous n'avons pas pu insérer dans ce numéro les articles de plusieurs sociétés. Quelles veuillent bien nous excuser, nous leur réserverons une place dans le bulletin du premier trimestre 1962.
CROIX-ROUGE FRANÇAISE
Le Comité de la Croix-Rouge Française de Sathonay-Camp est bien connu par son ancienneté et son activité de toujours.
Sa devise :
Servir avec discrétion et tact;
. Accueillir avec bonté;

Susciter un grand courant d'humanité ;
Unir toutes les bonnes volontés.
Neutre, indépendante, efficace, la

LES COMORES
Nous avons eu le plaisir de lire le compte rendu de la Chambre. Compte rendu détaillé présentant une étude objective sur la situation sociale dans l'une de nos colonies : les Comores.
Cette étude envisage une refonte complète de l'administration de ces pays désireux de leur indépendance, sous le patronage de la France.
Ce projet a été présenté par Me Dubuis, député de l'Ain.
cérémonie du 11 novembre
cultés signalées par les propriétaires
riverains, un devis a été demandé aux
Ponts et Chaussées, en dehors de com-
plications juridiques à aplanir.

Q. : A la suite de la réfection du chemin départemental (C. V. 71), allant à Fontaines, aux Castors, les voitures ont de la difficulté à sortir de leur garage.
R, : Nous attendons unie réponse des services des Ponts et Chaussées, avi-
ÉCHOS
Chaque année, cette cérémonie se déroule avec la ferveur du souvenir. Chaque année, devant le Monument aux morts, se renouvelle le dépôt de gerbes. Chaque année nous écoutons avec émotion les allocutions de M. le Président des Anciens combattants et de M. le Maire, suivies par l'émouvant appel des morts, la minute de silence et la sonnerie aux morts.
A cette cérémonie, on remarque toujours une nombreuse assistance : les autorités officielles, une représentation importante des diverses sociétés avec leurs drapeaux, les élèves de nos écoles accompagnés de leurs maîtres. Il serait néanmoins souhaitable que l'année prochaine la population participe en plus grand nombre à cette manifestation.
EQUITATION
Une nouvelle société sportive est née à Sathonay. En effet, depuis quelque temps déjà, nous avons la surprise de rencontrer sur les chemins du Ravin ou de voir galoper dans les prés, une espèce qui tend de plus en plus à disparaître, mais qui, par les soins vigilants d'un enfant du pays, se développera, nous en sommes sûrs; il s'agit de superbes chevaux fougueux, à la robe magnifique, venant tout droit d'Afrique du Nord.
Ce seront donc de fidèles serviteurs pour ceux qui voudraient bien venir grossir l'effectif déjà important des aspirants cavaliers et cavalières.
Une école d'équitation va naître sur les conseils du marquis de Coligny et de M. Guggiari, deux maîtres de manège incontestés.
Un joli cadre, des sous-bois merveilleux, des terrains variés à souhait seront, pour ces fervents du cheval et pour tous les membres du club, des coins rêvés engendrant une détente salutaire.
Rêvée aussi sera l'ambiance d'une ferme-restaurant, mis à la disposition des membres du club par M. Berthon, propriétaire des chevaux.
Une bonne chère, des promenades magnifiques. Que peut-on avoir de mieux à deux pas de Lyon ?
MUSIQUE
Un cours de solfège et piano est maintenant installé 20, avenue de la Gare, par Mlle Grandjean, professeur de lycée, petite-fille de M. Charvet, autrefois pharmacien dans notre commune.
Q. : M. Frick, habitant maintenant Rillieux, va sans doute être obligé de quitter le Conseil municipal.
R. : M. Frick, en effet, avait l'intention de donner sa démission. Il a bien voulu revenir sur sa décision. A la satisfaction de tous, nous continuerons donc à profiter de son précieux concours, en particulier à la Commission des finances.
Q. : Des plaques de rues et des numéros ont été posés. Personne ne s'en plaint. Mais... (car il y a toujours des critiques) on nous dit que bien des rues en sont encore dépourvues.
R. : Nous ne sommes pas pris au dépourvu. Patience ! chaque rue aura au moins une plaque indicatrice à chaque extrémité. Celles qui manquent doivent être placées sur supports métalliques. Vous verrez bientôt M. Tes-saro occupé à les sceller au sol. Nous espérons que toutes ces plaques neuves ne serviront pas de cibles aux enfants, ni aux militaires.

Q. : Un léger différend a opposé la Municipalité à l'Olympic, au sujet de l'utilisation de la salle des fêtes, pour l'entraînement des jeunes en hiver. Des traces de ballon avaient été relevées contre les murs. Où en sommes-nous ?
R. : Entre sportifs, on devait trouver
un terrain d'entente. L'Olympic pourra
continuer à se servir de la salle des
fêtes à seule condition que le ballon en
soit proscrit. Un ballon d'essai d'un an
avant de conclure.

Q. : Quel est le coût de l'éclairage public ?
R. : Pour 1961 : 7.036,50 NF. Vous voilà éclairés.
Q. : La barrière en fil de fer barbelé placée à l'extrémité de la rue Garibaldi est dangereuse, elle a déjà à son actif plusieurs accrocs.
R. : Sur cette question épineuse, nous ne sommes pas restés passifs et avons demandé avis aux Ponts et Chaussées.


IDENTITE : QUI ETAIT-IL ?
Le MARÉCHAL COMTE DE CASTELLANE était né à Paris en 1788 et mourut à Lyon en 1802. Volontaire à 16 ans, sous-lieutenant à 18 ans, fit les campagnes du Premier Empire, puis colonel sous la Restauration, devint lieutenant général au siège d'Anvers, puis Pair de France en 1837. Après sa nomination de général de division, puis mis à la retraite par le gouvernement provisoire, il fut envoyé, en 1850, pour commander Lyon. Sénateur le 26 janvier 1852, il fut nommé Maréchal le 2 décembre suivant.
Après la révolution de 1848, l'émeute du 15 juin 1849, à la Croix-Rousse, est comprimée par le général de Castellane, qui assure ensuite aisément le succès à Lyon du coup d'Etat du 2 décembre 1851.

Renseignements Administratifs
(Suite et fin)
Si vous avez besoin :
—— d'un certificat d'hérédité : c'est la pièce qui, en suite à un décès, atteste que vous êtes l'héritier. Etabli gratuitement par la mairie de la résidence, mais seulement pour sommes inférieures à 500,00 NF. Au dessus de cette somme, consulter soit le juge d'instance du canton, soit un notaire;
d'un extrait cadastral : à réclamer à la mairie où le bien est situé ;
d'une carte de séjour : pièce indispensable aux étrangers qui veulent


EN QUELQUES LIGNES
QUESTION : Comment se fait-il que la nouvelle voie percée boulevard Cas-tellane n'ait pas encore d'éclairage public ?
RÉPONSE : Cette voie n'est pas encore entrée dans le domaine public, elle est pour le moment la propriété des H.L.M.
Q. : Une portion des trottoirs de l'avenue Félix-Faure, entre les rues de la République et Garibaldi est toujours en très mauvais état.
R. : A la suite de nombreuses diffi-
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8, grande rue d'e la Croix-Rousse - LYON (4°)
Téléphone 28-42-05

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séjourner en France, se renseigner à la mairie, et penser à solliciter une carte de travail à la main-d'œuvre pour tous salariés. Pour Sathonay-camp, voir correspondants locaux de Trévoux ou Miribel;
d'un extrait de casier judiciaire : s'adresser à M. le Greffier en chef du Tribunal de grande instance du lieu de naissance (et non de résidence), exemple : pour quelqu'un né à Sathonay-Camp, voir le tribunal de Bourg. Il n'est délivré qu'à l'intéressé lui-même, qui doit en faire une demande personnelle. Indiquer ses nom, prénoms, date et lieu de naissance. Prix au greffe du Tribunal : 2,50 NF ; envoyé par poste : 3,15 NF, plus éventuellement frais divers de correspondance;
d'un certificat de nationalité : s'adresser à M. le Greffier du Tribunal d'instance du canton de la résidence. Pour Sathonay - Camp, permanence chaque premier mardi du mois, de 14 heures à 16 heures, assurée par M. le Greffier du Tribunal d'instance de Trévoux. Indiquer ses nom, prénoms, date et lieu de naissance, et idem si possible pour ses parents. Coût minimum de la pièce : 9,05 NF, augmentés éventuellement de divers frais de correspondances.
joute, elle est de 4 % tous les deux ans, avec un maximum de 12 ans.
Avantage : la commune, éventuellement, mettrait un logement à la disposition de la travailleuse familiale nommée.
Pour tous renseignements complé-mentaires, s'adresser au secrétariat de la Mairie.
DECES
Aucagne Jean-Claude, 72 ans,
8 novembre.

Grendene J.-B., 47 ans, le 15 novem
bre.

Bureau d'Aide Social

Dons au Bureau d'Aide sociale
A l'occasion des fêles de Noël,2 colis ont été distribués aux inscrits de la commune.
La Commission remercie Mrs Fayolle et Buffa, pour l'aide hors ser-vice apportée à cette distribution.
Guiny ................................ 2,00
Classe 62 ......................... 25,00
Famille Alizer-Flechon ....... 64,30
Grendone .......................... 2,00
Autheman-Receveur .......... 5,00
Venet .............................. 40,00
Président Amicale Sous-Offi-
ciers CIT 158 ................. 50,00

Sergent Eloy ..................... 25,00

Arbre de Noël du "Neuf-Neuf"
ETAT CIVIL
Le 21 décembre 1961, en la Salle des fêtes de Sathonay, le « Neuf-Neuf avait rendez-vous avec un personnage important et très attendu : le Père
Noël.
Le Colonel Baills, chef d'Etat-Major
du G.S. de Lyon, M. le Curé, M. le
Maire et Mme, Mlle Bastide, assistante
sociale, MM. les fournisseurs du Foyer
de l'Alpin, avaient bien voulu honorer
de leur présence cette petite fête, sans
oublier les familles des Officiers, Sous-
Officiers, Musiciens et Alpins de la
13e Compagnie du 99° R. I. À.

Depuis un mois, la musique se pré parait dans le plus grand secret, sous la férule bienveillante du Capitaine Dalenne, à nous distraire.
Ce fut plus qu'une distraction, ce fut un véritable spectacle où chants choraux, saynettes, solo d'accordéon clowneries, polkas, chansons enfanti-nes se succédaient pour l'enchante-ment des petits et des grands.
Et le moment tant souhaité par les enfants arriva. Le Père Noël essoufflé ployant sous la hotte chargée de jouets, distribua joujoux, camions géants grues, dînettes..., et j'en passe..., sans oublier les friandises.
Puis, un vin d'honneur, pour les pa-rents, et un goûter, pour les jeunes, permit à tout le monde de faire plus ample connaissance avant de se quit-ter, en souhaitant se retrouver l'an prochain dans cette même ambiance sympathique et détendue.

Travailleuse familiale diplômée
NAISSANCES
survenues à Sathonay-Camp et à
l'extérieur signalées en mairie :

Blanc Sylvie, le 25 septembre.
Kim Ghislaine, le 25 septembre.
Chagot Thierry, le 1er octobre.
Crozier Thierry, le 4 octobre.
Furnon Pierre, le 12 octobre.
Lomberget Martine, le 12 octobre.
Dorand Marie-Thérèse, le 14 octobre.
Gonod Jean-Michel, le 14 octobre.
Blanc Philippe, le 15 octobre.
Thibert Patrick, le 21 octobre.
Gros Nathalie, le 26 octobre.
Tessaro Thierry, le 1er novembre.
Vitte Bernard, le 1er novembre.
Cocco Paola, le 7 novembre.
Durand Denis, le 10 novembre.
Rendu Philippe, le 28 novembre.
Ferhat Shérif, le 29 novembre.
Mathe Louise, le 3 décembre.
Sitruk Hervé, le 7 décembre.
Salamand Véronique, 12 décembre.

MARIAGES
Soldini Antoine et Dumont Suzanne, le 2 décembre.
Bonny Georges-Claude et Basque Monique, le 23 décembre.
Dans le but d'aider temporairement les vieillards et les familles matériellement et moralement éprouvés, en cas de maladie ou de maternité, il serait d'un intérêt évident d'avoir sur place, dans notre commune, une travailleuse familiale. Nous espérons bientôt pouvoir créer ce poste et recherchons des candidates à cet emploi.
Les conditions d'emploi, de salaire et de paiement des services rendus seraient basées sur la convention passée entre la Caisse d'allocations familiales de l'Ain et les organismes de travailleuses familiales.
Afin d'apporter quelques précisions sur cette question, voici ce que nous relevons sur ladite convention :
Pour être travailleuse familiale diplômée, il faut : après un essai de deux mois, effectuer un stage dans une école spécialisée pendant quatre mois : trois mois d'école et un mois de maternité. Au retour de l'école jusqu'à l'examen, il peut s'écouler une période de six mois maximum. Deux catégories : catégorie débutante et catégorie titulaire, avec trois mois de présence, les deux avec l'obtention du diplôme et un salaire identique.
Traitement : salaire de base mensuel, 337.50 NF pour une semaine de 40 heures. Minimum professionnel, 340,67, plus prime de rendement général, 14,48; soit un salaire total de 337,50 et horaire de 2,05.
Une augmentation d'ancienneté s'a-
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Téléphone 16, 76 et 87