REPUBLIQUE FRANÇAISE:

LIBERTÉ — ÉGALITÉ — FRATERNITÉ


BULLETIN MUNICIPAL

DE SATHONAY-CAMP

 

ÉDITORIAL


Deux ans de recul permettent de jeter un coup d'oeil sur les grands problèmes municipaux qui ont pu être traités, ou étudiés. Du côté du logement, le Boutarey semble prendre tournure, et si les promesses faites se réalisent, bientôt on pourra envisager la réunion d'une commission de répartition. Le projet de la Gendarmerie paraît en excellente santé, et grâce aux appuis de l'Administration de la Gendarmerie, des élus du département, de la Préfecture, de l'amabilité et de là compréhension du Commandement militaire de Sathonay, nous sommes inscrits sur les listes d'emprunts auprès des Administrations centrales. Si la question des voies traversant le Camp a déclenché chez certains de vous de l'indignation, et chez d'autres certains actes malencontreux qui semblaient avoir mis un point final défavorable à cette brûlante question, j'ai personnellement trouvé récemment auprès des autorités militaires chargées d'étudier ces problèmes, un accueil et une compréhension au-dessus de tout éloge. Je suis persuadé que la solution, tout en donnant satisfaction au Commandement Supérieur, sera favorable aux populations ainsi coupées du reste du pays. En tout cas je tiens à affirmer, contrairement à ce que pensent certains, que nous avons intérêt à la prospérité de ce camp militaire, surtout avec la promesse de l'installation de nouvelles unités, certainement favorables au commerce local. D'ailleurs, nous n'avons jamais eu à choisir entre la disparition, ou la conservation du Camp, et j'estime qu'il est naturel et même obligatoire d'entretenir avec ceux qui représentent presque le tiers de la population, des relations courtoises et de bon voisinage. Aussi, je demande à ceux dont le jugement est parfois un peu rapide, de faire un retour sur eux-mêmes et de repenser la question, non par rapport à eux, mais par rapport à l'ensemble de la commune.

Du côté du collecteur-égouts du ravin, la situation n'est pas aussi claire, d'autant plus que les intéressés sont contraints de voir différemment le problème, néanmoins, le Délégué de notre commune pense pouvoir trouver un terrain d'entente conciliant les intérêts de chacun. Voirie et trottoirs sont en cours d'achèvement. Le problème du stationnement sera sans doute réglé sous quinzaine, puis viendra en réalisation le projet d'éclairage. Si le bureau de poste se modernise, malheureusement il faudra attendre l'installation du central automatique, pour contenter la majorité des demandeurs du téléphone. Je sais en tout cas que cette importante question est sérieusement envisagée pour un avenir proche. Le problème de l'édification d'un Collège d'enseignement général prend maintenant corps, et nous avons rencontré auprès de M. l'Inspecteur primaire et du Corps enseignant de Sathonay les mêmes conceptions, pour la réalisation d'un tel projet.

Il reste évidemment des problèmes sociaux déjà en cours d'étude et dont les réalisations sont fonction du budget. J'espère pouvoir vous les annoncer bientôt. Disons en passant qu'il s'agit pour les enfants de la création d'une salle de gymnastique, pour laquelle notre collaborateur Grosson nous a promis son concours; pour les sociétés locales, notre appui pour la réalisation de leur idéal légitime; pour les vieillards, d'une aide partielle alimentaire d'un mode un peu nouveau, et enfin pour nos écoliers la création d'une distribution de prix pour clore une année scolaire et récompenser les meilleurs. Je demande à cette occasion, à ceux qui passent leurs vacances soit en camping, soit en location, soit dans la maison de famille, de penser aux enfants qui ne peuvent goûter les joies

(Lire la suite page 3.)

 

Un brin de causette
financière

Dans son, éditorial, le Docteur Vincent, maire, a brossé un rapide tableau sur la situation de la communie : ses travaux, ses soucis, ses espoirs...

Je me bornerai, dans ce premier bulletin de l'année, à m'entretenir avec vous de la situation financière, parti-culièrement du budget primitif de 19(il qui conditionne la vie de Sathonay-Camp pour une année.

J'avais écrit, en décembre : « L'exploitation du budget primitif de 1961 est satisfaisante... » Mes espoirs se. sont confirmés et le budget supplémentaire a suivi avec facilité la route que nous lui avions tracée. Ces deux documents ont ainsi pu être des tests solides pour l'établissement des programmes de 1961.

La situation étant désormais saine, le Conseil municipal voulait absolument avec des évaluations honnêtes, diminuer les charges au maximum, sans pour cela freiner l'élan de la commune dans sa marche en avant.

C'est sur ces directives impératives qui appelaient, certes, un travail sérieux, que se sont orientés les efforts des diverses commissions, de celle des finances, en particulier.

Les données du problème étaient les suivantes :

Population : 4.530 habitants. Valeur,
du centime communal : 2,9472 NF.
Recettes garanties :

Taxe: locale : 128.584,88 NF. Péréquation : 4.000 NF.

Dépenses imposées :

Aide sociale : 18.800,00 NF.
Service incendie : 4.530 NF.
Charges intercommunales : 1.000 NF.
Blonds commun de voirie : 5.023 NF.

Le Conseil municipal et sa Commission des finances ont conscience d'avoir rendu un travail rationnel, basé sur des études sérieuses qui ont abouti à un budget équilibré, en recettes et en dépenses

Section ordinaire ......   330.001.62 NF
Section extraordinaire. .  82.790,98 NF
Total ......                      412.792,60 NF

La présentation, par chapitre, donne la comparaison suivante :

 

   
     RECETTES

70) Produit de l'exploitation ........
71) Produits domaniaux ..............
72) Produits financiers ................
73) Recouvrements ..............
74) Taxe locale ...................
Péréquation .....
75) Autres impôts indirects .......
77) Centimes et taxes assimilés ......
79) Produits exceptionnels .............
1960

43.680 »
7.000 »
240 15
13.137 11
122.275 30

12.320 »
137.524 01
1.000 »

 
1961

51.780 »
7.900 »
240 15
13.878 63
128.584 88
4.000 »
7.100 »
114.917 96
1.600 »

 

Pour être complet, il est bon d'ajouter que le Syndicat des Eaux demandera à la commune en 1961, et cela est indépendant du budget, 25.723,16 NF contre 21.773,68 NF en 1960.
Voici exposée, en toute franchise, une situation qui, je l'espère, aura pour vous quelque intérêt et qui a reçu l'assentiment du Conseil municipal, tout entier. Que nous réserve l'avenir ? De grands et difficiles projets nous attendent aussi bien dans les domaines scolaire, construction, égouts. voirie, etc..., et, comme les communes, les grands problèmes ne se solutionneront pas par le simple effet d'une baguette magique, il faut s'attendre à d'autres efforts encore...
Nous les examinerons en pleine sérénité, sans autre souci que le bien public, n'oubliant jamais que nous sommes comptables devant la population et que nous travaillerons pour elle, tant que nous aurons sa confiance.

Lucien REVEL.
 

DEPENSES

60)) Denrées et fournitures . . . .......
(61) Frais de personnel ..............
62) Impôts et taxes .......
63) Frais pour biens, meubles et immeubles
64) Participations et contingents . ...
65) Allocations - Subventions .
66) Frais de gestion générale ........
67) Frais financiers .................
69) Charges exceptionnelles ...... ...

 
1960

29 150 »
85 246
4700 »
97 555 95
22622 87
3.800 »
8749 41
37 503 88
1 000 »

 
1961

25.250 »
90.000 »
5.350 »
92.771 31
24.640 »
8.523 »
8.831 59
40.244 74
1.600 »

 

LE BUREAU D'AIDE SOCIALE

En face de ce tableau vous remarquerez tout d'abord les charges écrasantes que doivent supporter les communes pour leur vie normale et la progression ascendante des dépenses, progression qui ne se dément jamais. Vous conviendrez alors de la vigilance constante qui doit présider aux opérations pour ne pas se laisser « embarquer ».
Remarquez que les frais de personnel atteignent 90.000 nouveaux francs, le poids de l'entretien des biens et immeubles est plus sensible encore...
Les frais obligatoires pour l'enlèvement des immondices entraînent une dépense de 20.000 NF et je ne suis pas certain que, malgré toutes les précautions prises, le produit de la taxe en couvre les deux tiers...
Mais voyons un peu la partie extraordinaire qui s'élève à 82.000 NF et dans laquelle nous avons pu ouvrir un crédit pour la dératisation qui était indispensable à l'abattoir et dans beaucoup d'autres quartiers. Le travail est l'ait dans des conditions que nous pou-

 

Taxe de voirie ................. ........
Ordures ménagères ................ ....
Centimes, insuffisances de revenus .....
Totaux .....

1960

65 000 »
17 000 »
20.584 20
102584 20
 
1961

50.000 »
20 000 »
11.989 20
81 989 20
 
Economie : .....

20.595 NF

vons considérer très satisfaisantes et, autre satisfaction, sans qu'une taxe soit instaurée à cet effet comme cela s'est produit dans plusieurs communes du département.

En passant, je remercie l'autorité militaire et la municipalité de Rillieux qui se sont associées à notre effort.

Arrivons à la dette communale dont le montant s'élève cette année — intérêts et amortissement'— à 72.010,72 NF pour laquelle la part demandée aux contribuables par voie de centimes, n'est que de 52.928,76 NF, toutes les annuités des emprunts réalisés par la Municipalité actuelle étant couvertes par des services spéciaux.

Si la taxe de voirie le permet, un nouvel emprunt de 50.000 NF sera sollicité pour terminer l'achèvement de l'agglomération qui, vous en convenez tous, a vraiment changé d'aspect.

Pour terminer, le tableau ci-dessous vous prouvera l'économie fiscale réalisée •
 

 

Réunions du Conseil Municipal  

Séance du 22 décembre 1960

Président : M. le Docteur Vincent, maire.
Présents : MM. Revel, Fournier, Deschaud, Brun, Danis, Goux, Béchet, Damian.
Excusés : MM. Gras et Joubert.
Absents : MM. Frick, Bracoud, Legros, Grosson, Paumier.

Séance ouverte à 20 h. 30; levée à 23 h. 40. Le procès-verbal du 19 novembre 1960 est approuvé.

Vente matériel du cimetière. - Le Conseil annule sa précédente délibération concernant la vente de matériel au cimetière, en suite aux observations de l'Autorité de tutelle.

Paiement des femmes de service. — Est accepté, le règlement de Mmes Sabouret et Bulinge, sur la base du taux horaire de 1,79 NF.

Demandes de. sursis. -- L'assemblée accepte les demandes de sursis présentées par les jeunes Salvaja Daniel et Poirot Robert.

Affaires scolaires. — L'indemnité de logement à servir à Mlle Gabut (qui enseigne à Sathonay-Camp et à Trévoux), sera fixée en accord avec les administrations intéressées.

Il est précisé que Mlle Devarenne, Inspectrice 'départementale des écoles maternelles, autorise Mlle Didier et Mme Muller à assurer le service des études surveillées à l'école maternelle. Pour le chauffage de cette même école, le Conseil accepte, le remplacement de la pompe de circulation par une pompe plus forte, solution proposée par M. Chanteloube.

Salle des fêtes.. — Elle est accordée, à titre gratuit, au Comité d'entraide, pour le 14 janvier 1961 (goûter des Rois), mais le chauffage sera remboursé.

 

Personnel communal :

- un képi sera acheté au garde champêtre;

- un arrêté est pris, conformément aux dispositions de la Commission paritaire, pour autorisations exceptionnelles d'absence à raison d'événements familiaux ;

- la liste des emplois communaux à temps complet est ainsi établie : un secrétaire, deux agents de bureau, un garde champêtre, deux ouvriers d'entretien, un aide-ouvrier professionnel, deux femmes de service aux écoles maternelles;

- celle des emplois communaux à temps incomplet est la suivante : préposé à l'abattoir, un; femmes de service aux écoles primaires, deux (étant précisé que ces trois emplois sont rémunérés sur la base de l'indice 100 à 75%

- les nouvelles échelles de traitements prévues par les arrêtés du 5 novembre 1959 seront appliquées à compter du 1" janvier 1961.

- les nouveaux taux de logements mis à la disposition du personnel communal seront appliqués à compter du 1" juillet. 1960.

Bail P. T. T. - - Avant pourparlers pour renouvellement du bail, demander devis pour réparation du bureau de poste.

Réunion du 11 février 1961
Présents ; onze.
Excusés : MM. Gras et Jouberl.
Absents : MM. Frick, Bracoud, Le-gros.
Demande de sursis d'incorporation.

- L'Assemblée accepte les demandes de sursis présentées par les jeunes Vincent-Falquet Jean-Claude, Viguié Pierre-Jacques, de Mauduit Yves.
 

Fourniture mazout pour 1961.
Marché de régularisation, pour la somme de 12.502,01 NF avec la maison Maure et Angelier.
Reconduction contrai avec M. Mus y pour 1061. — A l'avenir, la commune fera appel aux services de M. Musy lorsque les circonstances le nécessiteront.
Viandes d'épicerie. — Le Conseil fixe les nouveaux taux de la taxe pour viandes d'épicerie.

Entourage des arbres. — M. Damian donne un aperçu des prix pour l'entourage de trente-cinq arbres (place de la Mutualité et rue de la République). Le Conseil municipal est d'accord pour le cerclage eu fer.
Construction d'un collège d'enseignement général. — Le Conseil municipal prend une délibération de principe en vue de demander la construction :
Première tranche : centre d'observation.
Deuxième tranche : collège d'enseignement général complété.
Prévoir également une école maternelle à deux classes.
P. et T. - Le Conseil municipal donne son accord pour entreprendre les travaux de réparation à la poste.
Abattoirs. - - M. le Maire informe l'Assemblée que M. Prévost, préposé aux abattoirs, demande un règlement de l'abattoir. A 'voir avec la Commission de l'abattoir.
 

Formation du Bureau
des Anciens Combattants
à la date du 25 février 1961

Président d'honneur : M. Dormont.
Président : M. Danis.
Président adjoint : M. Vigier.
Vice-Présidents : MM. Petit, Blanc, Rondeau.
Secrétaire : M. Grosson.
Secrétaire adjoint : M. Mollart.
Trésorier : M. Marziano.
Trésorier adjoint : M. Bracoud.
Assesseurs : MM. Bernardin, Per-roud, Allotte, Fanfani, Chabannay, Burdin, Pays, Sicard, Nicot.
Porte-drapeau : M. Genthon.

*
* *

L'Association remercie sincèrement M. le Maire pour la réfection du Monument aux Morts, ainsi que toutes les inscriptions.

Le trésorier, après décision du bureau, a fait parvenir aux jeunes soldats du contingent qui sont en Algérie, un mandat de 1.500 francs anciens.

Retraite du combattant : satisfaction a été obtenue pour 1961. De 60 à 65 ans, montant annuel de 3.500 francs anciens; après 65 ans, le montant annuel sera d'environ 15.000 francs anciens.
 

ÉDITORIAL
(Suite de la 1ère page)

des vacances à la montagne ou à la mer, et de voir s'il ne leur serait pas possible de prévoir une place supplémentaire pour un déshérité que le Bureau d'aide sociale pourrait indiquer (ce dernier pourrait peut-être prendre une assurance pour couvrir cet enfant, une Compagnie vient d'être interrogée à ce sujet). Je passe sous silence les problèmes de moindre importance mais qui sont toujours étudiés avec la même sollicitude.

Que ce tableau idyllique et plein de promesses ne nous fasse pas oublier les difficultés présentes quant à l'adaptation des services communaux à une politique plus réaliste et à une gestion de plus en plus complexe. Bienséance, bonne humeur et franchise envers soi-même viendront à bout des problèmes les plus complexes.

Le 6 avril 1961.

Docteur Robert VINCENT, maire.
 

 

LE CODE MUNICIPAL

 

N. D. R. L. Notre secrétaire de mairie, M. Jaillet, a bien voulu se charger de puiser dans les nombreux règlements de l'administration municipale, ceux susceptibles d'intéresser nos lecteurs. Pour un choix judicieux nous lui faisons confiance et le remercions de sa collaboration à la, rédaction de notre bulletin.

Sous la présente rubrique, nous ferons paraître,.à suivre, quelques notes extraites du Code municipal. Elles sont destinées, à présenter au public l'administration communale. Pas de prétentions didactiques, mais un simple souci d'information sommaire sur des problèmes que chaque administré est sensé connaître...

Préambule

L'Administration municipale est régie par un nombre assez considérable de textes. Le plus important, et le plus souvent .cité, demeure la loi du 5 avril 1884, à laquelle il faut encore se référer de façon presque constante. Mais, de fort nombreux autres textes sont venus compléter ou modifier cette législation de base. Si bien qu'il est apparu nécessaire de grouper toutes les dispositions actuellement applicables aux communes, en un Code municipal, selon décret du 22 mai 1957.

Conseils municipaux

La Commune, unité territoriale, s'administre en principe elle-même, dans la limite des règles en vigueur, grâce au Corps municipal. Celui-ci comprend un Conseil municipal, élu au suffrage direct; son président, le Maire, est élu par les Conseillers (suffrage indirect). 11 est assisté par un ou plusieurs adjoints également élus par les Conseillers, à qui il peut déléguer partie de ses pouvoirs.

Le nombre des Conseillers est proportionnel à la population, ainsi :

17 membres dans les communes de 1.500 à 2.500 habitants;
21 membres dans les communes de 2.501 à 3.500 habitants;
23 membres dans les communes de 3.501 à 10.000 habitants.

Fonctionnement

Le Conseil se réunit chaque fois que le Maire le juge utile. 11 est tenu de le convoquer si le tiers du Conseil le demande. La convocation est faite par écrit, dans la limite de trois jours francs. Si, par exemple, la convocation est lancée le mardi, le Conseil ne Saurait se réunir valablement avant le samedi. Pour cause d'urgence, le délai peut être ramené à un jour franc seulement.

Pour que le Conseil municipal puisse

 

légalement délibérer, le quorum doit être atteint : soit la moitié plus un des membres en exercice.
Les délibérations sont prises à la majorité absolue des votants. Un Conseiller, empêché d'assister, a faculté de donner pouvoir à un collègue de son choix. Un même Conseiller ne peut être porteur que d'un seul pouvoir.
On peut voter soit au scrutin public, si le quart des membres présents le réclament, soit au scrutin secret si un tiers de ces mêmes membres l'exigent.

Les séances de travail du Conseil municipal sont publiques : c'est dire que tout administré a la possibilité d'y assister, sauf scrutin secret. Le Maire seul a la police de l'Assemblée. Les délibérations, sont inscrites sur un registre spécial. Le Conseil municipal peut former des Commissions chargées d'examiner en détail les questions soumises; ces Commissions n'ont aucun pouvoir propre : elles peuvent seulement donner un avis.
Lorsqu'un membre du Conseil a manqué sans raison valable à la suite de trois convocations successives, le Préfet peut le déclarer démissionnaire.

Un Conseiller voulant quitter le corps municipal adresse sa démission, non pas au Maire, mais au Préfet.

Attributions

Les Conseils municipaux, par délibération, réglementent les affaires de la commune; elles sont, pour la plupart, exécutoires après l'approbation par l'autorité supérieure. On peut citer quelques objets dépendant principalement de la compétence du Conseil municipal : acquisitions, constructions, emprunts, voirie, budgets, taxes, personnel, marchés, etc..., et, d'une façon générale, toutes questions sur lesquelles il est débattu, soit pour les ressources, soit pour les dépenses de la collectivité.

Maire et adjoints

Issus eux-mêmes de l'assemblée municipale, ils sont élus pour la même durée que le Conseil : six ans. Le Maire, seul, est chargé de l'administration (mais il peut déléguer ses pouvoirs). Il est l'exécutif. Ses actes sont placés sous le contrôle du Conseil municipal et de l'Administration supérieure (conservation des propriétés de la commune, préparation et proposition des budgets, ordonnancement des dépenses, direction des travaux, souscription des marchés, surveillance de la comptabilité communale, etc...). D'une façon générale, il est chargé d'exécuter les décisions du Conseil municipal.

Sous l'autorité de l'Administration supérieure, il est chargé notamment : de la publication et de l'exécution des
 

  lois et règlements, de l'exécution mesures de sûreté générale, des 1 lions spéciales attribuées par les Le Maire est Officier de police judiciaire, et Officier d'état civil, de me que les adjoints délégués.

Le Maire a \e pouvoir de prendre des arrêtés sur les objets confiés par le loi à sa vigilance et à son autorité de publier lois et règlements de police afin de rappeler aux citoyens de sa commune leur observation.

Les pouvoirs de police du Maire sont entre autres le bon ordre, la sûreté, la sécurité, la salubrité publique, la police des rues, la police des cimetières, des inhumations et exhumations: la possibilité d'intervenir pour faire cesser tous fléaux, accidents, cataclysmes, etc... De plus, il veille à la morale publique, il prescrit la réparation ou la démolition d'immeubles menaçant ruines. Dans un certain nombre de cas, le garde champêtre agit directement sous l'autorité du Maire, puisque, dans le territoire où il est assermenté, le garde champêtre recherche les contraventions aux règlements et arrêtés de police municipale.

A noter que les fonctions de Maire, Adjoints et Conseillers municipaux sont entièrement gratuites. Toutefois, une indemnité de mission et de représentation est consentie aux Maire et Adjoints, proportionnelle à l'importance de la commune; elle est fixée par référence aux indices de l'échelle des traitements de la fonction publique

(A suivre)

CERTIFICAT PROVISOIRE D'IDENTITE
concernant les français musulmans

Le Préfet de l'Ain à MM. les Maires et Commissaires de police du département :

Par ma circulaire du 6 mai 1960, insérée au recueil des actes administratifs n" 5, du 21 mai 1960, j'ai eu l'honneur de vous faire connaître dans quelles conditions les Français musulmans qui ne disposaient pas des pièces d'état civil réglementaires pour obtenir la délivrance d'une carte nationale d'identité, pourraient être dotés d'un certificat provisoire d'identité valable six mois.

M. le Ministre de l'Intérieur m'avise que les titres de cette nature, arrivés à expiration, pourraient être prolongés d'une durée identique sur production de la justification des démarches effectuées par le titulaire pour se procurer les documents d'état civil qui lui manquaient.

Je vous prie de bien vouloir porter les présentes instructions à la connaissance des Français musulmans qu'elles peuvent intéresser.

LE PRÉFET

 

     

DISTlNCTIONS

Médaille d'honneur du travail

Nous sommes heureux de porter à votre connaissance la liste des nouveaux promus des communes de Sathonay-Camp et de Rillieux. Promotion du 1er janvier 1961.

Médaille d'honneur de vermeil :

M. Bracoud Joanny, Conseiller municipal, agent de maîtrise à la Société commerciale Lambert-Rivière.

M. Cortial Louis, manutentionnaire à l'Association française pour la propagation de la foi.

M. Dufy Raymond, agent de maîtrise . aux Etablissements Cotelle et Foucher (Rillieux).

M. Villefranche Gaspard, comptable aux Établissements Deragne Frères (Rillieux).

Médaille d'honneur en argent :

M. Ballufin Paul, agent de maîtrise aux Etablissements Cotelle et Foucher (Rillieux).

Mme Bêche, née Guillaume Simone, employée de bureau à la Caisse d'A. F. du Rhône.

M. Lefebvre Roger, directeur industriel aux Etablissements Cotelle et Foucher (Rillieux).

Mme Plasson, née Denis Yvonne, manutentionnaire aux Etablissements Cotelle et Foucher.

A tous ces décorés, ayant bien mérité, le Conseil municipal présente ses sincères félicitations.

COMMISSAIRES ENQUETEURS

Sur la liste départementale des personnalités susceptibles d'être désignées soit en qualité de Commissaires-enquêteurs, soit en qualité de membres des Commissions d'enquête, pour l'année 1961, nous relevons, sur le canton de Trévoux, le nom de M. Thévenot Edouard, industriel, à Sathonay-Camp.

Nos félicitations.

BULLETIN MUNICIPAL

Trimestriel. — Publicité : suivant grandeur, 20, 35, 50, 100, 200 NF. S'adresser au Secrétariat de la Mairie ou au garde champêtre.

 

OFFRE D'EMPLOI

On recherche : ouvriers bonne formation générale, susceptibles de prendre initiatives et direction des travaux.
- Sténo-dactylo qualifiée, place stable.
S'adresser ou téléphoner aux heures ouvrables : Usine du Ravin, à la poudrière. Tél. 111, à Sathonay-Camp.

GRAND CONCOURS
DE BOULES

C'est le dimanche 18 juin qu'aura lieu dans tous les clos boulistes de Sathonay, le grand concours de 64 quadrettes, patronné par la Compagnie d'assurances-vie « Le Devoir Prévoyante », doté de la coupe « Le Devoir », 1.300 NF de prix.
Ce dernier concours est organisé par l'Olympic de Sathonay et l'Entente Bouliste Rillieux-Sathonay. Cette compétition obtient toujours un très beau succès et nombreuses sont les quadrettes de l'extérieur.
L'après-midi, grand concours complémentaire, doté d'une coupe et de nombreux prix. Espérons que les quadrettes locales seront bien représentées. Donc, rendez-vous pour le 18 juin.

Population de notre commune

D'après le calendrier des postes, la population de notre commune s'élève à 3.843 habitants. Les habitants de notre cité étant partie civile, partie militaire, on se demande souvent si le chiffre annoncé comprend l'ensemble ou seulement la partie civile.
Voici, depuis 1936, un aperçu du mouvement de notre population d'après divers recensements.
1936 : 4.172 habitants (civils et militaires). A cette époque, l'effectif militaire était très important.
1940 : 2.419 habitants (civils et militaires). L'effectif militaire est très .réduit, ce qui explique ce fléchissement brutal.
1954 : 3.843 habitants (2.403 civils, 1.440 militaires).
I960 : 4.530 habitants (3.090 civils, 1.440 militaires).
Soit une augmentation de 687 entre 1954 et 1960 (environ un quart en plus).
En se basant' sur 1954, dans le cadre du département de l'Ain, par le nombre d'habitants, nous nous classons en huitième position sur un total de 456 communes.
Avec la réalisation du plan de construction H. L. M., il faut s'attendre encore à une augmentation sensible de la population, ce qui pose de nombreux problèmes, particulièrement au point de vue scolaire.

 

Dons reçus en mairie

Il s'agit exclusivement de dons reçus pour le Bureau d'aide sociale en mairie

1er février 1961 : anonymes 60,00 NF
21 mars 1961 : par M. le Président de l'Amicale Boule 30,00 NF

ETAT CIVIL

NAISSANCES

Sont mentionnées ici les naissances, survenues à Sathonay-Gamp et celles de l'extérieur signalées en Mairie.

Delrio Jean, le 21 décembre 1960.
Goddi Jean, le 30 décembre.
Moireaud Philippe, le 5 janvier 1961.
Ferhat Nadia, le 5 janvier.
Garcia Anne, le 8 janvier.
Fayolle Christine, le 3 janvier.
Monteilhet Evelyne, le 18 janvier.
Carrier Jean, le 7 février.
Faugier Dominique, le 7 février.
Guttermann Nicole, le 3 février.
Cidavi Richard, le 3 mars.
Poizat Pascale, le 5 mars.
Tissot Pasquale, le 22 mars.
Bugnot Jean, le 24 mars.
Chevrelat Jean-Luc, le -26 mars.

MARIAGES

Colin Philippe et Daujat Marie-Louise, le 14 janvier 1961.
Doutaz Jean et Chiaroni Marie-Antoinette, le 25 mars 1961.

DECES

Veuve Pavani, le 30 novembre 1960.
Chafanel Joseph-Louis, le 14 décembre.
Donnerat, née Eymond, le 6 janvier 1961.
Paris-Bordeneuve, le 6 janvier.
Chevallier, née Duclot, le 12 janvier.
Veuve Colin, née Ruitton, le 15 février.
Varloud, née Poupin, le 25 février.
Mansot Jean-Alfred, le 27 mars.

PERDU

Un porte-monnaie renfermant une somme assez importante, avenue Paul-Delorme (faubourg de Lyon). On peut se faire connaître en mairie.

Pour tout objet, perdu ou trouvé, vous êtes instamment prié d'en faire au plus tôt la déclaration au garde champêtre ou en mairie.